Attentats à Paris : un infirmier répond en ligne à toutes les questions des internautes

Attentats à Paris : un infirmier répond en ligne à toutes les questions des internautes

SOLIDARITÉ – Un infirmier anonyme s'est prêté aux questions/réponses sur le réseau social Reedit à propos de sa nuit aux urgences après les attentats du vendredi 13 novembre.

Informer et rassurer. Sur le réseau social Reedit, un infirmier parisien a pris le temps de répondre aux internautes quant au déroulé de sa "nuit aux urgences le 13/11". Préservant son anonymat sous le pseudo nurse_not_for_karma , il s'est confié sur la prise en charge hospitalière après les attentats de la capitale.

"Je fais cet AMA (Ask Me Anything ou questions-réponses) afin que vous puissiez peut-être mieux comprendre comment les choses se sont passées, nos ressentis en tant qu'équipes soignantes, et notre état d’esprit après ces événements. Je le fais aussi pour moi-même car ces événements m'ont évidemment énormément marqué et je pense que cela me fait du bien de m'exprimer sur le sujet", a-t-il annoncé en guise d'introduction, en ajoutant qu'il ne pourrait préciser certains détails, secret médical oblige. Précautionneux, il précise également que son témoignage "ne reflète peut-être pas la prise en charge dans tous les hôpitaux".

"Que faisais-tu au moment des attaques ? Comment as-tu appris ce qu'il était en train de se passer ? Qu'a été la réaction du personnel sur place ?" "Tu avais embauché à quelle heure et tu as débauché à quelle heure ?" "Comment s'est passé le moment où vous avez appris les événements en cours/que vous alliez recevoir des blessés par balle en nombre ?" "C'est quoi le protocole pour prévenir le personnel médical de ce genre de crise ?" "Question con (sic), mais vu l'échelle des hôpitaux parisiens [...], à quel point ça a fait un "rush" dans votre hôpital ? Est-ce que c'était l'équivalent d'une "simple" grosse nuit ou est-ce que c'était d'une ampleur jamais vue pour vous ?" "Il paraît que certains hôpitaux ont fait des exercices pour se préparer à ces événements. Est-ce le cas de ton établissement ?" "J'ai entendu une interview d'un médecin urgentiste qui parle du silence des victimes, encore sous le choc. Comment ça se passe sur place ?" "Comment les informations circulaient-elles ? [Face à de tels drames], as-tu d'éventuels conseils de trucs simples à faire ou ne pas faire ?" "Situation hypothétique du "je trouve quelqu'un qui vient de se faire tirer dessus" à part appeler le samu, quels sont les premiers gestes à avoir?" (Un autre internaute du corps médical répond en premier à la question) :

Depuis vendredi 13 au soir, les 39 hôpitaux de lAssistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont pris en charge 433 personnes dans le cadre des attaques terroristes, dont une quinzaine de personnes qui se sont présentées "spontanément" lundi, en état de choc psychologique, a révélé un  communiqué . Le "plan blanc" de mobilisation maximale a été levé lundi soir. Sur les 80 personnes admises en situation d’urgence absolue, 29 sont toujours en service de réanimation et 48 ne relèvent plus de ce service de surveillance intensive.

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