VIDÉO - 5 choses à savoir sur les infections sexuellement transmissibles

IST – A l’approche de la journée mondiale contre le sida, le 1er décembre prochain, l’heure est au bilan. Santé Publique France rappelle que le nombre de personnes infectées stagne quand l’OMS incite à l’autodépistage. Voici tout ce qu’il faut retenir.

Malgré les campagnes de prévention, les infections sexuellement transmissibles (IST) continuent de passer de partenaire en partenaire. En cause, l’absence ou le mésusage du préservatif, seul rempart efficace contre ce mal invisible. Mais outre la gonorrhée, la syphilis et la chlamydiose, le VIH ne faiblit pas. Près de 6 000 Français ont appris leur séropositivité en 2015, selon un Bulletin Epidemiologique Hebdomadaire (BEH) publié par Santé Publique France. De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que près de la moitié des porteurs du VIH s’ignore. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre prochain, LCI démêle le vrai du faux sur les IST. 

Une IST se manifeste obligatoirement par des symptômes

FAUX – Certaines IST se manifestent par des sensations de brûlures au moment d’uriner. C'est le cas de la gonorrhée ou la chlamydiose. Mais d’autres sont silencieuses. Il est ainsi possible d’être contaminé sans même le savoir. Dans un rapport publié ce mardi 29 novembre, l’OMS estime que : "40% des personnes porteuses du VIH (plus de 14 millions) ne connaissent pas leur statut." Pour y remédier et être correctement pris en charge, une solution : le dépistage. 

VIH et sida, c’est la même chose

FAUX - La confusion est encore assez courante et pourtant les termes sont bel et bien différents. Ils ne désignent pas le même stade de la maladie. Ainsi, le VIH, pour "Virus de l’Immunodéficience Humaine", rend les personnes contaminées vulnérables aux infections. Celles-ci sont dites séropositives. Elles sont donc porteuses du virus, sans être atteintes par la maladie. Mais dès que l’organisme n’est plus en capacité de lutter, le sida s’installe.

Les hommes sont les plus concernés

VRAI Le dernier Bulletin Epidemiologique Hebdomadaire de Snaté Publique France révèle que sur les 6000 personnes qui ont appris leur séropositivité, 70% étaient des hommes. Plus précisément, ceux qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont sur-représentés (43% d’entre eux). C’est d’ailleurs la seule population pour laquelle le rythme des nouvelles infections ne recule pas. 

Les séropositifs traités ne transmettent pas le virus

VRAI - Une étude Partner montre qu’une personne séropositive sous traitement ne transmet plus le virus à son partenaire, même lorsque la relation sexuelle est non protégée. En effet, les médicaments antirétroviraux rendent le virus indétectable dans le sang et dans le sperme. Son porteur ne peut donc pas le transmettre. C’est ainsi que les femmes séropositives peuvent donner naissance à des enfants séronégatifs. 

 

Les IST se soignent

FAUX et VRAI – La course pour trouver un traitement contre le sida est toujours d’actualité. En octobre dernier, des scientifiques britanniques ont affirmé avoir éradiqué le VIH de l’organisme d’un patient mais les résultats définitifs sont attendus dans cinq ans. Cependant, les patients peuvent tout à fait vivre normalement en prenant un médicament quotidiennement. Du côté des autres IST, elles se traitent grâce à des antibiotiques même si elles sont de plus en plus résistantes. Pour se protéger, le préservatif reste donc à l'ordre du jour.

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