Grossesse : manger trois portions de poisson par semaine augmente le risque de surpoids chez l'enfant

Grossesse : manger trois portions de poisson par semaine augmente le risque de surpoids chez l'enfant

MATERNITÉ – On savait déjà que manger trop de poisson pensant la grossesse était nocif en raison des métaux lourds présents dans cet aliment ; aujourd'hui les conséquence d'une trop grande consommation se précisent.

Le poisson a énormément d'avantages nutritionnels, le problème c'est que l'environnement et plus largement la pollution des mers a quelque peu tout gâché.

En effet, cela fait longtemps que nous savons que nos océans ne sont pas épargnés par la pollution. A l'image de l'air que nous respirons en villes, saturé de particules fines, les mers se retrouvent chargées de méthylmercure. Ce métal lourd atterrit directement dans nos assiettes, via les poissons que nous ingérons. Et pour peu que ces derniers soient haut dans la chaîne alimentaire (c'est-à-dire qu'ils consomment des poissons plus petits) ce sont des fortes doses auxquelles nous nous retrouvons exposés.

Les petites filles plus touchées que les petits garçons

C'est pour cela que l'Agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation  avait sonné l'alerte en 2013 demandant aux femmes enceintes de limiter leur consommation à deux rations par semaine. Le méthylmercure étant susceptible d'être toxique pour le système nerveux central de l'homme en particulier durant son développement in utero et au cours de la petite enfance.

EN SAVOIR + >> Poisson, comment le choisir

Mais voilà qu'une étude de l'Université de Crète en Grèce, vient ajouter un nouvel effet indésirable à une consommation trop importante. Ils ont découvert qu'au-dessus de trois rations hebdomadaires les risques d'avoir un enfant en surpoids augmentaient considérablement. Ainsi il y avait 14% de risque en plus aux 4 ans de l'enfant et 22% aux 6 ans de ce dernier. Et choses singulière, mais qui mérite d'être soulignée, les petites filles semblaient plus affectées par ce risque que les petits garçons. Pour arriver à ces conclusions, publiées dans le JAMA Paediatrics , ce sont les données médicales de pas moins de 26.000 femmes enceintes qui ont été compilées.

Respecter quelques règles pour profiter des avantages du poisson

Même s’il est trop tôt pour établir un lien formel entre le méthylmercure et ces dérèglements pondéraux on peut penser que ce perturbateur endocrinien favorise, à terme, le surpoids des enfants.
Mais là encore, attention aux conclusions hâtives. Décréter que pour réduire les risques liés à sa consommation il conviendrait de supprimer le poisson de son alimentation quand on est enceinte serait une hérésie. Le poisson est riche en phosphore et pauvre en graisse, c'est également une très bonne source de vitamine A et B. Enfin le poisson apporte des protéines essentielles au régime de la femme enceinte.

Alors si vous voulez consommer intelligemment du poisson veillez à en manger moins mais mieux. Les labels bios et pêche durable garantissent des conditions de pêche respectueuses et des pratiques loin de celles des fermes d'élevage. Enfin, veillez à ne pas consommer uniquement des poisons du haut de la chaîne alimentaire comme le thon ou le saumon et préférez les maquereaux et autres anchois qui sont moins contaminés. 

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