Halte aux idées reçues sur les troubles musculo-squelettiques !

Halte aux idées reçues sur les troubles musculo-squelettiques !

TMS - Tendinites, lombalgies ou encore syndrome du canal carpien : les troubles musculosquelletiques sont en tête des maladies professionnelles, selon le dernier bilan annuel de l’Assurance-maladie. C’est l’occasion de faire une petite halte aux idées reçues.

Les troubles musculosquellettiques (TMS) touchent les articulations, les muscles et les tendons. Elles s’installent doucement jusqu’à se révéler être de vrais handicaps. Le bilan annuel de l’Assurance-maladie les présentent comme le premier type de maladie professionnelle reconnu en France pour l’année 2014.

Si vous souffrez de ces maux, vous pouvez en parler au sein de votre entreprise et en discuter avec la médecine du travail. Pour l’heure, nous pouvons déjà tordre le cou à certaines idées reçues .

► Travailler assis serait mieux que travailler debout
⇒ 
Vrai : la tâche qui vous est confiée détermine votre position de travail.
⇒ Faux : changer de position à son rythme diminue la fatigue d’une posture maintenue trop longtemps.

► Se rapprocher de l’opérateur des sources d’approvisionnement du poste
⇒ Vrai : il est préférable que les outils dont vous avez besoin se trouvent dans la zone d’atteinte de vos bras. La partie située face à l’opérateur doit servir au travail.
⇒ Faux : se déplacer occasionnellement pour s’approvisionner peut être considéré comme un temps de récupération. Cela permet d’éviter un travail trop statique.

► Favoriser la rotation des postes et la polyvalence pour diminuer le risque de TMS
Vrai : la rotation des postes au cours d’une journée de travail évite la monotonie. La répétitivité des gestes permet de mieux gérer les contraintes articulaires et musculaires. La polyvalence permet de diversifier les tâches au cours d’une journée, d’une semaine de travail... Elle contribue ainsi à gérer les contraintes physiques.
Faux : la polyvalence peut être néfaste si elle fait travailler des groupes de muscles différents.

► Les femmes sont plus atteintes que les hommes
⇒ Vrai et faux : contrairement aux hommes, les femmes sont la plupart du temps affectées à des postes où l’activité est monotone, les gestes sont répétitifs et où, la plupart du temps, l’autonomie est réduite.

► Affecter des jeunes aux postes pénibles car ils plus résistants.
⇒ Vrai et faux : la capacité musculaire des jeunes est souvent supérieure à celles des seniors, mais ils ne sont pas plus protégés du risque de TMS que les autres. Si les seniors sont plus sensible aux TMS, leur expérience leur permet de mieux protéger leur santé. Quoiqu’il en soit, la réduction des pénibilités est la première étape pour réduire les facteurs de risque de TMS. Elle doit s’appliquer à n’importe quel salarié.

► Faire des pauses limite le risque de TMS
Vrai : les pauses réparties permettent les temps de récupération. Elles réduisent les contraintes et contribuent à moyen terme à la prévention des TMS.
Faux : s’il n’existe pas d’aménagement de poste et de réflexion autour de l’organisation du travail, les pauses ne suffisent pas à réduire le risque.

► S’échauffer, s’étirer ou se relaxer permet de prévenir les TMS
Vrai : si le travail permet de varier la gestuelle, de réduire les facteurs de risque et d’améliorer l’ambiance dans l’entreprise, ces exercices peuvent devenir un plus pour la prévention.
Faux : ces exercices sont valables pour toutes les activités qui exigent un important effort physique.

► Lutter contre l’inactivité physique
Vrai : l’immobilité est un facteur de risque d’atteintes articulaires, musculaires et cardiovasculaires.
Mais : une activité physique en excès peut provoquer des lésions de l’appareil locomoteur (dos, membres) ou aggraver les conséquences de ces lésions.

EN SAVOIR + >>  Trois conseils pour adopter une bonne posture au bureau
 

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