Quel type de crème solaire choisir pour protéger sa peau et les océans ?

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POLLUTION MARINE – Accessoire indispensable du vacancier qui prend la route de la plage, la crème solaire est un ami qui veut du bien à sa peau et la préserve des cancers. Mais lorsque le dit vacancier décide de piquer une tête dans la mer ou l’océan, la dissolution du produit n’est pas sans conséquence pour l'environnement.

Il n’y a pas de doute à avoir : l’application d’un produit solaire est un moyen efficace de protéger sa peau des rayons UV, responsables des douloureux coups de soleil et des cancers, dont le mélanome. Mais la protection de la peau aurait-elle un prix pour l’environnement ? C’est ce que suggèrent des scientifiques qui rappellent qu’en 20 minutes de baignade, près d’un quart du produit appliqué s’est dilué dans l’eau.


Chaque année, près de 25.000 tonnes de crème solaire sont ainsi déversées dans les océans du monde entier. Et plusieurs études montrent l’impact des composants des produits solaires sur la faune et la flore marine, particulièrement dans les zones où le phénomène se concentre dans l’espace et le temps, comme sur les plages de la Côte d’Azur.

Les crèmes chimiques favorisent le blanchiment des algues

Les principales fautives sont les crèmes chimiques, majoritairement vendues, qui sont composées d’un certain nombre de molécules toxiques pour la faune sous-marine.  "Ces substances peuvent détruire le corail en moins de 48 heures", explique Nicolas Imbert, directeur de l’ONG Green Cross France, qui lutte pour la protection des océans sur le dauphine.com. En favorisant la propagation d’un virus chez des micro algues, les composants participent à la destruction du corail. 


Une recherche publiée en 2015 dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology pointait d'ailleurs du doigt une substance utilisée dans les crèmes solaires, l’oxybenzone, qui entraine le blanchiment du corail, rappelle Pourquoi Docteur. Quelques années plus tôt, des travaux publiés dans la revue Environmental Health Perspectives, montraientt que d’autres substances comme le paraben, le cinnamate, le benzophénone et les dérivés du camphre pouvaient attaquer les coraux et les tuer. Sans oublier que ce sont des substances soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens et donc de perturber le système hormonal des Hommes mais aussi des animaux. 

Privilégiez les crèmes minérales bio

Les scientifiques incitent les fabricants à se tourner vers des formules 100% biodégradables, qui n’existent pas encore. Cependant, vous pouvez d'ores et déjà privilégier les substances avec moins de composants chimiques, conçus avec des filtres minéraux, qui sont moins nocifs pour les océans. 


Reste que certaines de ces crèmes, invisibles sur la peau, sont truffées de nanoparticules, dont on ignore encore les effets sur la santé à long terme. Par mesure de précaution, Nicolas Imbert conseille donc aux consommateurs de privilégier les crèmes minérales labellisées bio, qui excluent de manière quasi systématique les nanomatériaux.

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