Les gens intelligents seraient en meilleure santé

Les gens intelligents seraient en meilleure santé

GENETIQUE – Des chercheurs britanniques ont mis en évidence que le même gène régirait les capacités cognitives d’une personne ainsi que son état de santé général.

En matière de génétique, les découvertes vont bon train. Tous les jours des chercheurs du monde entier parviennent à isoler des gènes, à interpréter leur rôle et à ainsi mieux comprendre le génome humain. Car percer les mystères de la génétique c’est tout simplement une façon de mieux appréhender la médecine toute entière.

Voilà que des chercheurs britanniques ont mis en évidence la relation entre capacités cognitives et condition physique via un gène commun. Ainsi, selon leurs travaux , l’intelligence d’un sujet serait en général liée à un bon état de santé général et à une plus faible prédisposition à certaines maladies.

Des capacités cognitives élevées réduisent les risques de maladies

Pour arriver à cette conclusion, l’équipe scientifique a consulté 500.000 profils médicaux consignés dans une banque de données médicales  du pays. Tous ces sujets avaient fourni des échantillons de sang, d’urine, de salive et leur profil génétique avait été établi. Tout antécédent ou suspicion de maladie, qu’elle soit mentale ou autre, avait été également consigné. Parmi ces volontaires, les chercheurs en ont sélectionné 112.151 et ont cherché une possible corrélation entre leurs capacités de raisonnement et leur état de santé général.

Ainsi au fil de leurs travaux, ils ont découvert que les personnes qui avaient des capacités cognitives moins élevées étaient plus disposées que les autres à développer des pathologies comme le diabète ou des maladies cardiovasculaires.

La santé mentale également liée à ce gène ?

Sur le terrain de la santé mentale on a observé des résultats plus contrastés. Les facilités de réflexion ne semblaient favoriser que l’autisme, les tests sur la schizophrénie et la bipolarité s’étant révélés peu concluants. Toutefois sur le terrain des maladies dégénératives les mêmes sujets semblaient plus épargnés par l’apparition d’affection telles qu’Alzheimer par exemple.

Ces résultats sont donc encourageants notamment sur le terrain de la recherche et de la prévention de certaines maladies. Si les auteurs de l’étude eux-mêmes concèdent que d’autres tests doivent être menés pour explorer encore un peu plus ce lien complexe entre intelligence et santé physique ces premières conclusions ouvrent la porte à de nouvelles théories pour mieux comprendre le déclenchement de certaines pathologies lourdes.

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