L’étude santé du jour : à quarante ans, l'excès d’alcool double le risque d’une perte de mémoire

L’étude santé du jour : à quarante ans, l'excès d’alcool double le risque d’une perte de mémoire

ALCOOL - Une étude montre qu’une consommation excessive d’alcool multiplie par deux pour les quarantenaires le risque d’avoir des problèmes de mémorisation et des troubles cognitifs plus tard dans la vie.

Quarantenaires, attention : un excès d’alcool peut avoir des conséquences irrémédiables sur votre cerveau, et notamment sur votre capacité à mémoriser. C’est ce que démontre une étude de l’Université d'Exeter et publiée dans l'American Journal of Geriatric Psychiatry .

Selon cette étude, une consommation excessive d’alcool à quarante an multiplierait par deux le risque de troubles sévères de la mémoire, 10 ou 20 ans plus tard. Pas possible donc de compter sur les effets du temps pour se refaire une santé.

Quatre questions posées

A cet âge, les dégâts ont de fortes chances d’être irréversibles. “Une dépendance ou des problèmes de santé liés à l’alcool, quel que soit le moment de la vie où ils arrivent, augmentent le risque de perte de mémoire plus tard dans la vie”, commente le Docteur Iain Lang, spécialiste de santé publique et auteur de l'étude.

Qu’est-ce qu’un excès d’alcool, dans ce cas précis? Pour déterminer si de tels problèmes étaient survenus dans la vie des personnes interrogées, les chercheurs ont posé quatre questions. La première demandait aux personnes si elles avaient déjà eu le sentiment de devoir réduire leur consommation d'alcool, la deuxième si des proches les avaient déjà critiquées sur ce sujet, la troisième si elles s’étaient déjà “senties mal ou coupables” d'avoir trop bu, et enfin la dernière si elles s’étaient déjà “servi un verre au réveil le matin pour calmer leur nerfs ou se débarrasser d'une gueule de bois”. Deux réponses positives au moins à ces quatre questions indiquent des troubles liés à l’alcool.

Une confirmation d’études de moins grande ampleur

Plus de 6.000 adultes nés entre 1931 et 1941 ont été sondés, puis suivis pendant près de 20 ans. Il s’agit donc d’une étude de grande ampleur, qui vient confirmer des résultats menés sur de plus petites périodes.Une autre étude de l’University College de Londres, qui avait surveillé près de 5000 personnes pendant une dizaine d’années, avait ainsi montré il y a quelques mois que les hommes buvant plus de 2 verres et demi par jour présentaient des signes de troubles cognitifs, jusqu’à six ans plus tôt que les autres. Voilà une preuve de plus que l’alcool nuit à la santé, et tout particulièrement à la santé du cerveau.


 

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