L'étude santé du jour - Avoir un peu de ventre est plus mortel qu'être obèse

L'étude santé du jour - Avoir un peu de ventre est plus mortel qu'être obèse

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VENTRE - Votre poids ne vous alarme pas ? Vous avez certes un peu de ventre mais votre IMC indique que vous êtes loin de l'obésité ? Mauvaise nouvelle : votre espérance de vie est inférieure à celle d'une personne obèse. Explications.

Mauvaises nouvelles pour les heureux propriétaires d'un petit ventre à bière. Si vous pensez que votre indice de masse corporel (IMC) qui reste malgré tout dans la norme est un signe de bonne santé cardio-vasculaire, vous vous trompez.

Selon un article publié cette semaine dans Annals of Internal Medicine, les gens de poids "normal" qui arborent leur graisse dans la zone abdominale ont un risque de mortalité plus élevé que ceux qui sont en surpoids... et même que les personnes obèses, dont la graisse est distribuée dans tout le corps.

Méthodologie
Les chercheurs ont examiné les données de 15.184 participants. Ils ont comparé leurs risques de mortalité et leurs risques cardiovasculaire en notant deux indices qu'ils ont mesuré sur chacun d'eux : le  WHR  (rapport entre le tour de taille et le tour de hanches) l'IMC. 

Calculez votre IMC   IMC = poids / taille². C'est-à-dire votre poids en kilogrammes divisé par votre taille en mètre au carré. Par exemple, si vous mesurez 1m70 pour 65 kilos : 65 ÷ (1,70 x 1,70) = 22,23kg·m−2

Ce que l'étude a montré
"Notre étude montre que les adultes américains au poids normal dont la graisse reste circonscrite au ventre ont un plus fort risque de mortalité que les personnes obèses, quel que soit leur IMC", explique le Dr Francisco Lopez-Jimenez, principal auteur de l'étude. Par exemple, un homme à bedaine mais avec un IMC normal (22kg·m−2) possède un risque de mortalité deux fois plus élevé que les participants qui étaient en surpoids (IMC supérieur à 25kg·m−2) ou obèses (IMC supérieur à 30kg·m−2). 

Les chercheurs ont donné plusieurs explications possibles à ces conclusions. Tout d'abod, WHR et IMC sont deux mesures différentes. L'IMC mesure à la fois la masse maigre et la masse grasse. Par conséquent, les deux indices fournissent des informations différentes. 

Ensuite, un WHR plus élevé est associé à une diminution de la masse musculaire dans les jambes, les niveaux de glucose élevés et un risque cardiovasculaire accru. Enfin, les personnes qui sont en surpoids ou obèses selon (IMC élevée) ont peut-être de plus grandes quantités de graisse dans les hanches et les jambes mais aussi plus de muscle, ce qui est considéré comme un profil métabolique sain.

 Ce que ça va changer
"Nos résultats pourraient avoir d'importantes implications cliniques parce que les personnes ayant un IMC normal mais un WHR fort (en clair, du bide) n'étaient pas considérées comme une population prioritaire pour les programmes de prévention", conclut l'étude. 

De quoi éveiller les consciences des ministres chargés de la santé, et déjà la vôtre à vous qui lisez ces lignes. 

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