L'étude santé du jour : trop pédaler n'est pas bon pour la sexualité

L'étude santé du jour : trop pédaler n'est pas bon pour la sexualité

SANTE - Dans une récente étude des chercheurs américains mettent en garde les plus grands adeptes du vélo : un mauvais réglage de la selle et une pratique trop intensive de ce sport peut entraîner des troubles sexuels chez les cyclistes des deux sexes.

Quand le vélo tue la libido. Si les vertus de ce sport ne sont plus à prouver, il existerait néanmoins des risques pour les deux sexes si on l'utilise mal : des troubles de l'érection chez messieurs et une compression du périnée pour madame. A l'origine de cette révélation, une étude de chercheurs du centre de médecine sexuelle de San Diego relayée par Le Figaro . Lors du congrès annuel de la société internationale d'étude sur la sexualité féminine, ils ont présenté leurs travaux dédiés aux bienfaits du vélo elliptique, comparé au vélo traditionnel.

Car le vélo elliptique ne possède pas de selle contrairement au vélo lambda, qui si elle est mal réglée peut gravement nuire à la sexualité. Les chercheurs se basent sur plusieurs études distinctes réalisées au cours de ces dernières années pour étayer leur argument. En 2012, des chercheurs révélaient dans une étude du Journal of Sexual Medicine que les femmes pratiquant au moins 16 km de vélo par semaine pouvaient ressentir des perturbations de leurs sensations génitales (douleurs, picotements, engourdissement).

Une bonne selle et un bon guidon

Ces symptômes seraient causés par la compression d'un nerf en raison d'une position inadéquate. "La position basse des mains sur le guidon, relativement à la hauteur de la selle, s’accompagne d’une augmentation de la pression de la selle sur le périnée et d’une réduction des sensations au niveau des structures du plancher pelvien", expliquait l'un des auteurs de l'étude, le Dr Marsha Guess. Comprendre par là que la hauteur du guidon ne doit pas être plus basse que la hauteur de la selle.

En 1998, des chercheurs s'étaient déjà intéressés aux impacts d'un mauvais réglage sur les troubles de l'érection. L'Institut national des activités de loisir et santé (NIOSH) avait pris très au sérieux la les plaintes d'une quinzaine de policiers à vélo (environ cinq heures par jour sur une selle) qui se plaignaient de douleurs à l'aine et d'insensibilité génitale. Ses conclusions ont révélé qu’à partir de trois heures par semaines les hommes avaient deux fois plus de risque de souffrir de problèmes érectiles.

Un an plus tard, une autre étude "montrait que la quantité d'oxygène arrivant à l'extrémité du pénis était réduite des deux tiers après seulement trois minutes de vélo. En revanche, aucune diminution n'était notée lorsque les cyclistes pédalaient en position redressée", explique Le Figaro. Les scientifiques recommandent donc de ne pas oublier de régler la hauteur du guidon et d'utiliser d'autres types de selles comme des selles à nez à raccourci si on est vraiment un féru de pédalage.

Plus d'articles

Les tags

    En ce moment

    Rubriques