Moi(s) sans tabac : à deux jours de la fin, l’envie de poursuivre le défi

Moi(s) sans tabac : à deux jours de la fin, l’envie de poursuivre le défi

JOUR 28, EPISODE 6 – Pendant presque un mois, j’ai dit adieu à la cigarette mais aussi aux pauses clopes entre collègues ou à celles entre amis en soirées. Des moments manqués pour la bonne cause qui, j’espère, ne me feront pas flancher le 1er décembre.

Journaliste à LCI et fumeuse depuis 8 ans, j'ai décidé de relever le défi collectif lancé par le ministère de la Santé. Mon objectif: ne pas allumer une seule cigarette pendant tout le mois de novembre. 


A quelques jours de ma nouvelle vie d’ex-fumeuse, j’appréhende : vais-je me laisser tenter par une cigarette ? Dans mon imaginaire, je l’allumerai et dès la première bouffée, un sentiment de dégoût m’envahirait. J’en tirerai alors les conclusions qui s’imposent : la cigarette et moi, c’est définitivement de l’histoire ancienne. A moi, la course à pied et les repas à faire frémir les papilles de plaisir. En trente jours, le condensé de poisons ne serait plus qu’un lointain mauvais souvenir. 

Voilà pour le rêve. Dans la réalité, on me l’a dit et redit : "Même après 10 ans d’arrêt, j’ai toujours l’envie", "si tu craques une fois, tu replonges", " je croyais être fort et au bout de quelques soirées, c’est reparti comme en quarante". Ces phrases sont toutes issues d’un déjeuner familial à philosopher sur l’art d’arrêter de fumer. Et il n’y a pas à dire, le sujet passionne les foules. Même ceux qui ne sont jamais tombés dans l’addiction ont leur mot à dire. 


Pourtant, au bout d’un mois, "les chances d’arrêter définitivement sont multipliées par 5", martèle Tabac-info-service. Et pour y arriver, rien de plus simple : il suffirait d’appliquer la stratégie du C.R.E.A. En clair, à chaque lettre, sa philosophie. Tout commence avec la lettre C comme changer ses habitudes rythmées par les envies de nicotine. R, ensuite, comme remplacer le sentiment de vide laissé par la cigarette. Mais gare aux friandises, très néfastes pour la ligne paraît-il. 

La stratégie se poursuit avec E comme éviter les situations dites "à risque". Et c’est bien ce genre de dangers que je redoute terriblement. Pause-café avec les collègues ou soirées entre amis à siroter un cocktail clope au bec… Le E s’annonce plus qu’effrayant. Ma technique du moment pour ne pas passer de longues soirées d’hiver seule devant Koh Lanta ou Danse avec les stars : garder une cigarette à portée de mains pour le geste mais ne jamais l’allumer. La méthode a fait ses preuves jusqu’ici.


Enfin, le A pour Anticiper serait la clé du succès. Cela passe par préparer des réponses toute faites pour déjouer les propositions de cigarettes et/ou prévenir son entourage de son choix de poursuivre. Dans mon cas, j’opte pour l’année sans tabac. Vous êtes prévenus. 

Tabagisme : quand le paquet neutre sème la confusion chez les buralistes

Plus d'articles

Les tags

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques