"Moins nocif, sans fumée, sans odeur" : ce qu’il faut savoir sur IQos, le nouvel appareil Philip Morris qui veut remplacer les cigarettes

"Moins nocif, sans fumée, sans odeur" : ce qu’il faut savoir sur IQos, le nouvel appareil Philip Morris qui veut remplacer les cigarettes

RECONVERSION - Alors que les politiques anti-tabac s’intensifient à travers le monde, le cigarettier Philip Morris s’apprête à commercialiser une solution alternative pour les fumeurs. L’appareil électronique IQos et ses recharges débarqueront chez les buralistes français dès le mois de mai.

Quand les Etats se mettent en guerre contre le tabac, même le mastodonte Philip Morris International (PMI) qui détient plus de 40%  du marché français des cigarettes, ne peut pas lutter. Plutôt que de continuer sur la voie des cigarettes traditionnelles, le numéro un du tabac a choisi la voie de la reconversion. 


Sa nouvelle arme prend la forme d’une cigarette électronique qui chauffe des sticks de tabac, sans les brûler. Elle est donc vantée comme moins nocives pour la santé. "Notre objectif est que tous les fumeurs passent aux produits sans combustion", affirme ainsi André Calantzopoulos, le PDG de PMI. LCI fait le point sur ce nouvel objet sans combustion qui aimerait faire un tabac dans l’Hexagone. 

Qu’est-ce que c’est ?

L’appareil IQos est un système électronique qui ne dégage pas de fumée, pas d’odeur mais procure à son utilisateur une sensation proche de celle de la cigarette. Le tout, en étant moins nocif pour la santé. Son inventeur explique : "En brûlant des matières organiques à 800 ou 900 °C, on créé de la fumée avec plus de 6000 composants, dont certains peuvent avoir des effets nocifs sur la santé des fumeurs, explique Ruth Dempsey, la directrice des affaires scientifiques de PMI, citée par Le Figaro. En chauffant le tabac à moins de 300°C, nous limitons significativement, voire évitons l’apparition de ces composants."

Où trouver le dispositif ? A quel prix ?

Dès le mois de mai, le dispositif IQOS devrait être disponible chez les buralistes parisiens et niçois. Ensuite, il est prévu que la vente soit élargie à l’ensemble de l’Hexagone. L’appareil seul sera vendu au prix d’environ 70 euros. Les paquets de 20 sticks, renommés Heets, pourront être achetés au prix de 7 euros, comme un paquet de cigarettes classique. Et comme la loi du paquet neutre ne s’applique pas à ce type de produit, Philip Morris prévoit également de ressortir un logo. Dans certains pays, il l’a fait sous la marque Marlboro avant de faire machine arrière pour ne pas "semer le trouble dans la tête des consommateurs." L’avertissement sanitaire, lui, devrait bien être présent. 

Quels sont les dangers pour la santé ?

Les études commandées par Philip Morris sont, bien sûr, unanimes sur la question : le produit est moins nocif. Malgré tout, "il existe un risque lié à la nicotine", reconnaît Tommaso Di Giovani, le directeur de la communication pour les produits sans fumée de PMI. Ainsi, il y a toujours un risque de dépendance. 


Reste à savoir quel accueil lui réserveront les professionnels de santé. A l’instar de la cigarette électronique, il s’annonce mitigé, avec d’un côté ceux qui pensent que c’est un mal pour un bien, et de l’autre, ceux qui pointent du doigt la persistance des dangers pour la santé.

Quelle est l’ambition de PMI ?

A long terme, l’industriel envisage de complètement arrêter la production de cigarettes, selon les propos de son PDG relayés par la BBC : "Le moment viendra où nous aurons suffisamment d’adoptions de ce produit alternatif pour commencer à envisager, avec les gouvernements, l’élimination des cigarettes". Déjà commercialisé au Royaume-Uni et au Japon, l’appareil a  su trouver son public. 


Mais le pari n'est pas si simple, alors que les vapoteurs ont déjà pris leurs petites habitudes. Sur Twitter, l'accueil n'est pas des plus chaleureux :

Pour savoir si Philipp Morris réussit sa reconversion, rendez-vous dans quelques mois. 

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