Septicémie : une jeune maman ébranle le web en racontant le décès de son fils

Septicémie : une jeune maman ébranle le web en racontant le décès de son fils

PRÉVENTION – Plus d’un an après la mort de son enfant, William, Melissa Mead raconte son histoire sur Facebook. L’objectif : sensibiliser les parents (et les autres) au risque de septicémie, la grave infection bactérienne qui lui a enlevé son fils.

C’est un pari réussi. Melissa Mead voulait sensibiliser le plus grand nombre sur le risque de septicémie, et son message a été entendu. Postée le 11 septembre sur son compte Facebook, sa vidéo comptabilise pas moins de 15 millions de vues. Une victoire pour cette jeune maman qui a perdu son fils des suites d’une infection dont elle n'avait jamais entendu parler. 


Face caméra, sur fond de musique mélancolique, Melissa Mead tourne les pages de son histoire. "Bonjour, je m’appelle Melissa et je suis la mère de deux enfants. Voici mon fils William, surnommé affectueusement grognon et voilà son petit frère, que nous attendons pour septembre", explique-t-elle en montrant des photos des deux bambins. "Je ne pourrai jamais avoir une photo d’eux réunis… car William est au paradis maintenant, et ils ne pourront jamais se rencontrer."

La jeune maman a perdu son aîné le 14 septembre 2014. Alors âgé d’un an, William a contracté une septicémie après une pneumonie non-diagnostiquée. "Je n’avais jamais entendu parler de septicémie. La première fois que j’ai vu ce mot, c’était sur le certificat de décès", explique la jeune maman. Pourtant, cette infection du sang due à une bactérie n’est pas si rare. Près de 44.000 personnes en meurent chaque année au Royaume-Uni.


Melissa poursuit : "Saviez-vous que c’est la première cause de décès chez les femmes enceintes au Royaume-Uni ? Moi non plus. Saviez-vous qu’on pouvait développer une septicémie suite à une infection des poumons, de la vessie, d’une brûlure, d’une piqûre ou d’une morsure ? Moi non plus." La septicémie apparaît en effet suite à une première infection non ou mal soignée. Celle-ci peut alors évoluer en choc septique, caractérisé par une forte fièvre, une tachycardie et une chute de tension artérielle. 

Mon vœu est qu’aucune famille n’ait à souffrir de la perte d’un enfantMelissa Mead

Pourtant, si elle est repérée suffisamment tôt, l'infection peut être guérie grâce à des antibiotiques. "Et cela ne coûte que £90 (environ 110 euros)", déplore la jeune femme, qui aurait volontioers déboursé bien plus que cette somme pour sauver son fils. "La septicémie a volé la vie de William. Il ne dira jamais ses premiers mots, n’ira jamais à l’école, ne se mariera jamais et n’aura pas d’enfants", regrette encore Melissa. Mais elle souhaite aujourd'hui aller de l’avant : "Mon vœu est qu’aucune famille n’ait à souffrir de la perte d’un enfant, d’un parent, d’un ami, à cause de cette infection. Voilà l’héritage de William. Voici mon combat et je continuerai à me battre tant que je serai sa mère." Outre les internautes qui lui ont envoyé de nombreux messages de soutien, le gouvernement britannique a été séduit par la démarche. Il lui a attribué des fonds pour lancer une campagne de prévention. Le décès de William n’aura pas été vain. 

Les tags

Et aussi

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques