Sex-toys sans phtalate : quand le marché de l'érotisme se met au vert

Sex-toys sans phtalate : quand le marché de l'érotisme se met au vert

PLAISIR BIO – Pour respecter l’environnement et la santé des utilisateurs, les jouets érotiques se déclinent maintenant sans phtalate.

Il  y avait déjà les cosmétiques écolos, les aliments respectueux de l’environnement ou les vêtements conçus en tissus écologiques. Depuis quelques années, il existe aussi les sex-toys verts. Sur son site internet, Libération s’est penché sur cette tendance du sex-toy écolo.


Dans un sondage BVA pour les magasins Passage du désir réalisé en janvier 2015, seuls 14% des Français déclaraient posséder un sex-toy, mais ils étaient 61% à se dire ouverts à l’idée d’en acheter un jour. Problème, non recyclables et fabriqués avec de nombreuses substances chimiques, ces accessoires ont souvent tout faux en matière de respect de l’environnement et de la santé des utilisateurs. En effet, la plupart des jouets pour adultes sont fabriqués avec des phtalates. Et c'est bien là le souci.

"Des produits cancérogènes"

Dans des recommandations de juin 2011, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelait que les phtalates sont utilisés comme plastifiants dans l’industrie des matières plastiques. Certains sont "connus pour leur toxicité et sont classés avec les produits cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction", expliquait l’ANSM. 


Les phtalates sont en particulier accusés de perturber le développement du fœtus et d’impacter la fertilité. Déjà en 2006, GreenPeace soulevait le problème dans un rapport et demandait à l’Union européenne de se saisir du problème.


Ce combat est aussi celui de l’association Générations Cobayes. Sur son site internet, ce "mouvement des jeunes engagés" liste "les sept commandements de l’éco-orgasme". Le premier encourage l'achat d'objets de plaisir "phtalate free". 

Un sex-toy acheté, un arbre planté

Pour illustrer cette nouvelle tendance du maché de l'érotisme, Libération revient sur l’initiative de "L’Arbre des plaisirs", qui vend des sex-toys en silicone mais sans phtalate depuis 2010. L’entreprise propose également une opération originale qui consiste à planter un arbre dans la forêt tropicale (Indonésie, Madagascar ou Mali) pour l’achat d’un accessoire érotique. 


Interrogé par le journal, le fondateur de cette société décrit sa démarche : "Les phtalates sont des perturbateurs endocriniens, particulièrement volatils. Un sex-toy qui en contient risque de contaminer le sang via un contact avec les muqueuses". Et pour encourager les clients à recycler leur jouet érotique, l’entreprise propose aussi l’opération "un sex-toy recyclé donne 10% de remise". Un moyen d’inciter les clients à réduire leur impact négatif sur l’environnement.


Et les sex-toys ne sont pas les seuls incriminés. Le site d’investigation Le Lanceur a récemment dénoncé la présence de perturbateurs endocriniens dans certains préservatifs.

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