Ce soir, un peu avant minuit, un gros astéroïde va frôler la Terre

ESPACE - Un astéroïde de 650 mètres de diamètre, baptisé 2014-JO25, va passer à 1,8 million de kilomètres de la Terre dans la nuit du 19 avril au 20 avril 2017. Rassurez-vous, d'après la Nasa, il n'y a aucun risque pour qu'il entre en collision avec notre planète. Ouf !

Ce mercredi 19 avril, un peu avant minuit, un astéroïde de 620 mètres de diamètre va frôler la Terre. Du moins à l’échelle de l’univers, puisque le bolide devrait en réalité passer à 1,8 million de km de nous (soit un peu moins de 5 fois la distance Terre-Lune). Considéré par la Nasa comme "potentiellement dangereux", ce gros caillou nommé "2014-JO25" avait été repéré en mai 2014 par l’astronome britannique Ron Baalke, dans le cadre du programme Catalina Sky Survey en Arizona. Il sera 23h23, heure française, lorsque celui-ci passera au plus près de nous.


"Bien qu'il n'y ait aucune possibilité que l'astéroïde entre en collision avec notre planète, il sera très près pour un objet spatial de cette taille", indique l'agence spatiale américaine. Suffisamment, en tout cas, pour que la Nasa garde un oeil dessus. Non seulement pour notre sécurité, mais surtout pour l'observer et en apprendre plus sur les astéroïdes. D'autant qu'il s'agit d'un événement exceptionnel : la prochaine rencontre avec un astéroïde n'est pas prévu avant 2027, lorsque "199-AN10", qui fait lui 800 mètres de large, s'approchera à 380.000 km de la Terre.

Scout, le dispositif d'alerte de la Nasa

La Nasa, persuadée que cela se produira tout de même un jour, a lancé d'ailleurs en 2016 un programme baptisé "Scout", dont l'objectif est d'évaluer le risque de collision entre un astéroïde et notre planète bleue. En cas de colllision, ce type de caillou, qui file à plusieurs dizaines de milliers de km/h, pourrait rayer Paris de la carte en un clin d'œil. S'il s'abîmait dans l'océan, il soulèverait une vague destructrice de plusieurs dizaines de mètres de haut. Une catastrophe pour les villes côtières voisines. 

Parfois, nous avons très peu de temps pour effectuer ces observationsL’astronome Paul Chodas du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa

Concrètement : une fois que l'astéroïde est répéré par des astronomes, il est placé sous la surveillance étroite de trois télescopes, qui ont alors pour mission de l'observer toutes les heures afin d'estimer le risque ou non de collision. Pour cela, le logiciel est capable d'analyser "en moins de dix minutes" toutes les trajectoires potentielles d'un astéroïde, sachant que celle-ci peut être modifiée à tout moment. 


"Quand un télescope spatial repère un astéroïde, au départ, on ne voit qu’un point qui se déplace dans le ciel, expliquait en septembre dernier au site Space.com l’astronome Paul Chodas, qui dirige le programme à la Nasa. Vous n’avez alors aucune information sur la distance. Par conséquent, plus vous pointez de télescopes dessus, plus vous obtiendrez des données et plus vous en saurez sur sa taille et sa trajectoire. Parfois, nous avons très peu de temps pour effectuer ces observations", conclut-il.

Peut-on observer "2014-JO25" depuis la Terre ?

Après son passage, l'astéroïde "2014-JO25" continuera sa route vers Jupiter, avant de se diriger vers le centre du système solaire. Sa surface étant deux fois plus réfléchissante que celle de la Lune, il devrait être visible avec un petit télescope pendant une ou deux nuits. L'occasion unique de le voir de plus près. La prochaine fois que le gros caillou reviendra nous faire un petit coucou ? Dans 558 ans...

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