Des scientifiques confirment l'existence de pluies de diamants sur Neptune et Uranus

Des scientifiques confirment l'existence de pluies de diamants sur Neptune et Uranus

ESPACE - L’hypothèse était avancée par les scientifiques depuis longtemps. Pour la première fois, des scientifiques de l’université de Stanford ont mené une expérience en laboratoire qui confirme l’existence de "pluies" de diamants sur les deux planètes.

Bulletin spécial de l'espace : des pluies de diamants sont à prévoir dans la matinée, sur l'ensemble de la planète. Voilà, en substance, ce que pourraient avoir à subir les hypothétiques habitants de Neptune et Uranus, si l'on en croit les travaux d'une équipe internationale de chercheurs de l'université de Stanford, aux Etats-Unis. Ces scientifiques affirment être parvenus à produire en laboratoire des nanodiamants en recréant les conditions atmosphériques des deux géantes gazeuses, rapporte une étude publiée cette semaine dans la revue scientifique "Nature Astronomy", repérée par le magazine américain Discover.


Pour mener à bien cette expérience, les scientifiques ont utilisé du polystyrène, constitué de carbone et d’hydrogène, deux composants essentiels de Neptune et Uranus. Pour faire simple : en pulvérisant leur bout de polystyrène avec un laser optique, les chercheurs ont réussi à créer deux ondes de chocs qui, en se rencontrant, ont cassé le lien entre les atomes de carbone et d’hydrogène présents dans le plastique (le polystyrène, donc), pour finalement donner naissance à des nanodiamants.  Selon eux, il se produit exactement le même phénomène sur Neptune et Uranus, sauf qu'au lieu de minuscules diamants, les pierres produites sur les deux planètes pourraient être "bien plus grosses",  de l'ordre de plusieurs millions de carats, peut-on lire dans le communiqué de presse de l’université.

Une découverte qui pourrait révolutionner l'industrie

"Jusqu'ici, les chercheurs pouvaient seulement faire l’hypothèse que des diamants se seraient formés", explique Dominik Kraus, chef de l’étude, dans le communiqué. "Quand j’ai vu les résultats de cette expérience, c’était l'un des meilleurs moments de ma carrière scientifique", s'est-il enthousiasmé. A la différence de la Terre, où les gouttes d'eau viennent du ciel, sur Neptune et Uranus, ces fameux diamants se trouveraient enfermés dans les multiples couches du manteau de glace qui recouvre les coeurs rocheux des deux astres." Les chercheurs estiment qu’il est possible qu’après des milliers d’années, les diamants aient lentement coulés à travers les couches de glace des planètes et se soient rassemblés en une couche épaisse autour du cœur", explique le communiqué. 


Cette découverte pourrait avoir une utilisation concrète en industrie, en permettant de produire des nanodiamants plus facilement. Ces minuscules pierres précieuses sont en effet utilisées dans les équipements médicaux, ainsi que dans de nombreux composants électroniques, comme les smartphones par exemple. Cependant, ceux qui sont actuellement sur le marché sont produits par détonation. Or, la technique utilisée en laboratoire par les chercheurs de Stanford ayant recours au laser pourrait offrir une alternative plus "propre" et "plus facile à maîtriser", indique l'étude. 

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