Des traces d'eau découvertes sur certaines planètes de TRAPPIST-1

Des traces d'eau découvertes sur certaines planètes de TRAPPIST-1

EXOPLANÈTES - Le télescope spatial Hubble apporte aujourd'hui de nouvelles preuves de la présence d'eau sur les planètes qui gravitent autour de l'étoile TRAPPIST-1.

C’est peut-être à cet endroit de l'univers que viendra la réponse à l’une des plus grandes questions méthaphysiques : y-a-t-il de la vie ailleurs ? Certaines des planètes qui gravitent autour de TRAPPIST-1 auraient abrité ou abriteraient encore d’importantes quantités d’eau liquide, a annoncé jeudi l’université de Genève (UNIGE). C’est en effet ce que laissent entendre les conclusions des recherches menées par une équipe internationale d’astronomes, dirigée par Vincent Bourrier de l’Observatoire astronomique de l’UNIGE. 


Le soupçon d’une présence d’eau à la surface de ces planètes provient des premières observations effectuées par le spectrographe STIS embarqué sur le télescope spatial Hubble. Pour parvenir à cette découverte, l'équipe de scientifiques a étudié la quantité de rayonnement ultraviolet émis par TRAPPIST-1. L’analyse des données récoltées semble démontrer que les planètes qui orbitent autour de cette étoile naine, située à 39 années-lumière de la Terre, pourraient avoir perdu des quantités d’eau colossales au cours de leur histoire.

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Sept nouvelles exoplanètes découvertes aux confins de l'univers

En février dernier, l'annonce de la découverte de sept exoplanètes autour d’une étoile naine, baptisée "Trappist-1" par une équipe internationale, emmenée par des astronomes belges, avait suscité l'engouement de la communauté scientifique. D'après ces chercheurs, le fait que trois de ces planètes soient rocheuses, idéalement positionnées par rapport à leur étoile et que leurs dimensions soient proches de celles de la Terre, en font aujourd'hui des candidates prometteuses pour espérer y débusquer, un jour, de l’eau sous forme liquide, condition sine qua non à l'existence de la vie. 

Une hypothèse qui reste encore à confirmer

A en croire ces nouvelles recherches, les planètes les plus proches de l'étoile naine pourraient être complètement asséchées. En revanche, celles qui sont les plus éloignées et se trouvent dans la zone dite "habitable", devraient avoir perdu beaucoup moins d'eau. Les scientifiques préfèrent toutefois rester prudents. Selon eux, pour obtenir des réponses concrètes, il faudra encore patienter une dizaine d'années.

Le lancement fin 2018 du télescope spatial américain James-Webb, bien plus puissant que ceux utilisés actuellement par les astronomes, devrait nénamoins fournir des informations plus précises aux scientifiques. Grâce à son spectre infrarouge, cet instrument d'observation sera capable de renifler l'environnement qui entoure ces mondes lointains. Et pourquoi pas y détecter des traces d’une activité biologique présente ou passée sur l'un de ces corps célestes.

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Au fait, c'est quoi une planète en "zone habitable" ?

370.000 milliards de kilomètres

A l’échelle de la galaxie, Trappist-1 est une voisine. Mais cette étoile naine, ressemblant curieusement à notre soleil, est située à 39 années-lumière de nous, soit environ 370.000 milliards de kilomètres ! Autant dire qu'on n'est pas prêt d'y mettre un pied. A la vitesse de la lumière, le voyage prendrait près de 40 ans. En prenant un avion de ligne, en revanche, cela prendrait 45 millions d’années pour aller voir Trappist-1 de près. 

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