Journal de bord (J 12) - Thomas Pesquet : "On partage la nourriture, on partage l'air qu'on respire"

Thomas Pesquet dans l'espace

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JOURNAL DE BORD - Arrivé à bord de l’ISS dans la nuit du samedi au dimanche 20 novembre 2016, Thomas Pesquet a commencé à prendre ses marques dans ce laboratoire spatial. Et le Normand aura faire fort à faire, avec au programme plus d'une centaine d'expériences scientifiques à mener en l'espace de 180 jours. Suivez avec nous jour après jour la vie du Français dans la Station spatiale, à près de 400 kilomètres au-dessus de la Terre.

Pendant les six mois qu'il va passer à bord du laboratoire spatial, le spationaute français Thomas Pesquet va devoir réaliser pas moins de 62 expériences pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d'études spatiales (CNES). Et aussi 55 autres en coopération avec les agences spatiales américaine, canadienne et japonaise. Celles-ci trouveront une utilité directement sur notre planète. Le Français a promis de nous faire partager son quotidien, en postant des photos sur son compte Twitter. Suivez avec nous jour après jour les aventures du Français, à 420 kilomètres au-dessus de nos têtes.

JOUR 12 - Le Français réagit à la perte du vaisseau-cargo russe

La spatiale russe Roscosmos a confirmé jeudi soir la disparition du vaisseau-cargo inhabité Progress MS-04, censé ravitailler les habitants de la Station spatiale internationale (ISS). Il transportait un chargement d'environ 2,4 tonnes de ravillaillement et d’équipement pour Thomas Pesquet et ses collègues de l’ISS : des scaphandres, de l'eau, des carburants, de la nourriture et des médicaments.


Mais en réalité la situation n’a rien de dramatique pour les astronautes. D’abord, parce qu’ils disposent de denrées vitales pour tenir au moins un an, sans le moindre ravitaillement. Ensuite, parce que des cargos comme le Progress décolle régulièrement pour ravitailler la station. Le prochain vaisseau, japonais, décollera le 9 décembre prochain. Le cargo russe ne contenait pas de matériel important pouvant freiner les expériences scientifiques du Français à bord de l’ISS.


"On est une équipe ici donc on partage la nourriture, on partage l'air qu'on respire, on partage l'eau, on partage tout, a déclaré l’astronaute français ce vendredi 2 décembre au micro de France Info. Dire que ce sont des collègues russes qui perdent leur ravitaillement, ce n'est pas vrai, parce qu'on va tout partager, donc ça nous impacte quand même indirectement." Belle esprit de notre héros de l'espace !

JOUR 11 - Thomas Pesquet lance l'expérience MARES

Thomas Pequet ne chôme pas à bord de l'ISS. Il n'y a qu'à voir la vidéo qu'il a posté ce jeudi 1 décembre sur son compte Twitter. Depuis deux jours, il s'est attelé au montage d'un nouvel instrument scientifique baptisé MARES (pour Muscle Atrophy Research and Exercise System) au sein du laboratoire européen Colombus, où il a installé son bureau. Cette machine est destinée à la recherche physiologique, explique sur son site l'Agence spatiale française (CNES).


Concrètement, elle permet de surveiller l’activité musculaire des astronautes pendant qu’ils font de l’exercice en donnant des informations détaillées sur le comportement des muscles pendant un vol spatial. En effet : un séjour à bord de la Station spatiale internationale, en micropesanteur, s’accompagne d’une diminution de la force musculaire. En vue de la conquête de Mars et du développement d'un tourisme spatial sans danger, les scientifiques cherchent à comprendre ce phénomène. 

JOUR 10 - Le Français teste la qualité de l'eau à bord de l'ISS

L’eau que boivent les astronautes à bord de l’ISS est recyclée à partir de leur urine et de leur sueur. Chaque astronaute dispose d’un collecteur personnel : une sorte d’entonnoir relié à un tuyau. Les liquides sont stockés dans un compartiment, avant d’être purifiés afin de produire de l’eau potable : environ 6,8 tonnes d’eau par an. Dans le cadre de la mission Proxima, l'astronaute a débuté mercredi 30 novembre une nouvelle expérience baptisée "Aquapad".


L'objectif ? Améliorer la rapidité et l'efficacité des analyses de potabilité de l'eau en vue vols spatiaux de longue durée. Le dispositif consiste en un simple coton absorbant sur lequel est injecté 1 ml d'eau. En présence de bactéries, l'astronaute verra apparaître des points de couleur. Il lui suffira alors de photographier le pad avec une application mobile nommée "Everywear", pour calculer automatiquement le nombre de colonies présentes et obtenir une quantification précise de la potabilité de l'eau.


Si Aquapad a été conçu pour une utilisation au sein de l'ISS, explique sur son site l'Agence spatiale française (CNES), ses applications terrestres pourraient avoir une large portée. En effet, une analyse simple et rapide de l'eau permettrait de faciliter l'accès à l'eau potable dans des pays où cette question se pose au quotidien. Dans des situations plus exceptionnelles, Aquapad pourrait aussi servir à diagnostiquer l'état de l'eau après des catastrophes naturelles.

JOUR 9 - Tourisme spatial à 400 km d'altitude : la France !

Entre deux expériences scientifiques, le Français a bien le droit de profiter un peu de la vue depuis la Station spatiale. Ce mardi 29 novembre, lors du passage de l'ISS au-dessus de la France, Thomas Pesquet a pris cette magnifique photo depuis la Cupola, la baie vitrée de la Station spatiale internationale, avant de la poster sur son compte Twitter. Avec ce message : "Etrange de se demander ce que font mes proches au moment même où je les prends en photo depuis l'espace", écrit-il.


Vous aussi, vous pouvez observer le passage de l'ISS depuis la Terre. Elle en fait le tour 16 fois par jour. Selon votre localisation, vous pouvez même l'apercevoir (ou l'imaginer) de chez vous, avec l'aide d'outils en ligne qui indiquent où lever les yeux vers le ciel. Il y a le service Spot the station (en anglais) mis en ligne par la NASA. En renseignant votre géolocalisation, vous pouvez connaître les dates, transits et durées précises de chaque survol de l'ISS au dessus de chez vous. Et lui faire un coucou !


Un autre site web américain, ISS Tracker, permet de savoir en temps réel, où se trouve précisément la Station spatiale (latitude, longitude, vitesse relative). Sur iPhone, ISS Finder vous propose gratuitement de recevoir une alerte lorsque l'ISS est visible depuis la localisation GPS enregistrée par votre téléphone. Les terminaux Android ne sont pas en reste non plus, puisque l'application Station Spatiale ISS Detector leur fournit un service équivalent.

JOUR 8 - L'hommage de Pesquet à son ami Tanguy de Lamotte

L'astronaute français Thomas Pesquet a adressé un message de soutien à Tanguy de Lamotte ce lundi 28 novembre, dans un tweet posté sur son compte Twitter. Le skipper d'Initiatives-Coeur est rentré aujourd'hui aux Sables-d'Olonne après une avarie de tête de mât. Les deux explorateurs français entretiennent une correspondance depuis leurs départs respectifs dans l'Atlantique et dans l'espace. Le 16 novembre dernier, dix jours après le départ du Vendée Globe, le navigateur français avait adressé sur sa page Facebook un message d'encouragement à son ami, la veille de son départ en direction de la Station spatiale internationale. 

JOUR 7 - Le Français profite de la vue depuis le hublot de l'ISS

La Station spatiale internationale (ISS) fait le tour de la Terre 16 fois par jour, à environ 400 km d'altitude et à une vitesse de 28.000 km/h. Autrement dit, elle parcourt quotidiennement une distance correspondant à un aller-retour entre la Terre et la Lune. Ce dimanche 27 novembre, le spationaute français a profité de son temps libre pour apprécier la vue de la Terre depuis l'espace. Et nous a gratifié de cette superbe vue du delta du Nil en pleine nuit.

JOUR 6 : Thomas Pesquet présente son bureau à bord de l'ISS

L'astronaute Thomas Pesquet a installé son "bureau" dans le laboratoire européen Colombus, où flotte désormais le drapeau de la France à côté de celui de l'Agence spatiale européenne (ESA). Pour mener ses expériences, le Français a besoin d'utiliser du matériel, rangé dans les innombrables compartiments disposés dans les cloisons de la Station spatiale. Pour ne pas perdre trop de temps, il s'en remet au centre de contrôle : "Tous les compartiments de rangement ont un code-barre, recensé dans une base de donnée. Quand je cherche une paire de ciseaux, je leur demande, et ils me disent très précisément où elle se trouve. C'est assez phénoménal !", a-t-il expliqué lors de sa première conférence à bord de la Station spatiale. Ce samedi  26 septembre, Thomas Pesquet s'est amusé à poster une photo en train de jouer les "Spider-Man" !

JOUR 5 - Thomas Pesquet nous présente la kitchenette de l'ISS

Langue de bœuf au foie gras truffé, suprême de volaille aux morilles, magret de canard confit: la gastronomie française s'invite à bord de la Station spatiale internationale par le biais de l'astronaute Thomas Pesquet, qui emporte des plats concoctés par deux chefs étoilés : Alain Ducasse et Thierry Marx. Noël, le jour de l'An, les anniversaires de Thomas Pesquet et de Peggy Whitson seront autant de moments où l'équipage de la station pourra déguster autre chose que la nourriture fournie par les agences spatiales américaine et russe. Ce vendredi 25 novembre, le Français a posté sur son compte Twitter une photo des fourneaux de l'ISS. Plutôt rudimentaire !


Lire notre article >> Gastronomie spatiale : que trouve-t-on au menu de l’ISS ?

JOUR 4 - Thomas Pesquet découvre la salle de sport de l'ISS

En plus de leurs missions scientifiques, les six passagers de la Station spatiale internationale consacrent aussi du temps aux exercices physiques : "On court sur un tapis roulant, mais qui est situé sur un mur, donc on court à l'horizontale !", a expliqué mercredi Thomas Pesquet lors sa première conférence de presse. On soulève aussi des poids, mais les poids sont remplacés par un système d'air sous pression. C'est obligatoire parce que sinon dans l'espace on perd vite de la masse musculaire et on perd la forme." Démonstration du commandant Shane Kimbrough !

JOUR 3 - Les premiers mots de Thomas Pesquet depuis l'ISS

Ce mercredi 23 novembre, le spationaute français Thomas Pesquet a contacté par téléphone ce mercredi à 15h10 (heure de Paris) le Centre des astronautes européens à Cologne (Allemagne) depuis la Station spatiale internationale (ISS). Le Français a livré ses premières impressions : "On s'est adaptés très vite, on n'a pas été malade du tout, tout le monde se sent hyper bien", raconte-t-il. Juste un désagrément : "Je suis un peu gonflé parce que l'afflux du sang et des fluides vers le cerveau, au lieu de tomber dans les jambes, mais c'est normal, ça va se résorber au bout de quelques semaines ou quelques mois"


Lire notre article >> Les premiers mots de Thomas Pesquet depuis la Station spatiale internationale

JOUR 2 - Lancement de l'expérience scientifique "MATISS"

Ce mardi 22 novembre, Thomas Pesquet a lancé l’expérience "MATISS". Ce projet qui entre dans le cadre de la mission Proxima vise à tester en situation de micro-apesanteur de nouvelles surfaces antibactériennes dites "intelligentes". Ces dernières possèdent de minuscules callosités qui doivent permettre de modifier l’adhésion des micro-organismes. Autrement dit, des bactéries. Le but de cette recherche est de tester la contamination de ces surfaces pendant au moins trois mois, afin de sélectionner les meilleurs matériaux pour imaginer l’intérieur d’un futur vaisseau spatial plus facile à nettoyer.


Lire notre article >> Thomas Pesquet a débuté ses expériences scientifiques à bord de l'ISS

JOUR 1 - L'arrivée à bord de la Station spatiale internationale

C’est parti pour six mois à bord de l’ISS. Ce lundi 21 novembre, Thomas Pesquet et ses deux coéquipiers russe et américain sont enfin entrés dans la Station spatiale internationale (ISS) dans la nuit de samedi à dimanche, deux jours après leur décollage du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan). Le Français a posté un tweet sur son compte Twitter afin de livrer ses premières impressions aux Terriens : "L’ISS est géniale, encore mieux que dans mes rêves! J’aimerais que tout le monde ait la chance d’aller dans l’espace !", s’est enthousiasmé le jeune spationaute français de 38 ans.


Notre article à lire >> Première journée dans la station spatiale pour Thomas Pesquet

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