L'ouragan Irma est passé en catégorie 5 : comment classe-t-on les cyclones ?

EXPLICATIONS - Les Petites Antilles sont confrontées aux premiers effets de l’ouragan Irma, passé en catégorie 5, le niveau d’alerte maximum de l'échelle Saffir-Simpson qui classifie ce type de phénomènes météorologiques.

L'impressionnant ouragan qui s'apprête à toucher les Antilles est le plus violent qu’ait connu la région depuis 1999. Irma est ce que les scientifiques appellent un ouragan de catégorie 5 depuis ce mardi en début d'après-midi par le Centre des ouragans américain (NHC), soit le maximum de l’échelle de Saffir-Simpson qui mesure l'intensité ces phénomènes. 


Cette classification a été formulée pour la première fois en 1971 par l’ingénieur américain Herbert Saffir et le météorologue américain Robert Simpson. Depuis ce jour, cette échelle est systématiquement utilisée par les météorologues pour évaluer la puissance d’un ouragan et les effets destructeurs auxquels les populations peuvent s'attendre. Elle tient compte de la vitesse des vents, des dégâts potentiels, de l’augmentation du niveau de la mer, ainsi que de la pression barométrique. 


L’échelle de Saffir-Simpson comprend cinq niveaux :

Catégorie 1 : des rafales de 178 à 210 km/h

Lorsqu'ils sont en catégorie 1, les cyclones ne causent habituellement aucuns dégâts significatifs. Ils peuvent, en revanche, engendrer des coupures d’électricité, temporairement, voire pendant plusieurs jours, à l’instar de l’ouragan Noel qui a touché Haïti en octobre 2007.

Catégorie 2 : des rafales de 154 à 177 km/h

Les ouragans de catégorie 2 sont suffisamment puissants pour causer détériore les habitations dont les fondations ne sont pas solides, comme les maisons mobiles ou en préfabriquée. Et ils peuvent aussi entraîner des déracinements d’arbres, comme en  juin 2010 lorsque l’ouragan Alex a frappé le Belise.

Catégorie 3 : des rafales de 178 à 210 km/h

Les cyclones de catégorie 3 produisent des dégâts encore plus importants sur les bâtiments. Des glissements de terrain peuvent également se produire. Des coupures d'électricité et un manque d'eau potable peuvent survenir dans les jours qui suivent, comme lors de l’ouragan Irene, qui a causé en août 2011 d’énormes dégâts dans les Caraïbes.

Catégorie 4 : des rafales de 211 à 251 km/h

Les ouragans de catégorie 4 causent généralement des dégâts irréparables, en particulier sur les petites habitations. Il nécessite en outre d’évacuer les populations qui se trouvent sur le littoral, en raison du risque d’inondations.  Un manque d'eau potable et des coupures d'électricité surviennent généralement dans les jours qui suivent. Ce fut le cas en 1999 lorsque l'ouragan Floyd a dévasté la Floride.

Catégorie 5 : des rafales de plus de 251 km/h

Les cyclones de la catégorie 5 sont donc les plus puissants. Et peuvent endommager considérablement les habitations et arracher entièrement les toitures des bâtiments. De fortes crues sont susceptibles d'endommager sérieusement les premiers étages de tous les bâtiments près des côtes. Généralement, cela implique des évacuations en urgence. La pénurie d'eau potable et les coupures d'électricité peuvent parfois durer jusqu'à plusieurs semaines. Il y a douze ans, l’ouragan Katrina avait touché la Nouvelle-Orléans, traumatisant une population qui, lorsque Harvey s'est abattu sur l'état et sur le Texas, a cru revivre ces sombres heures.

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