Mission en Terre Adélie #18 : la banquise à perte de vue

La mission Terre Adélie

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CARNET DE ROUTE - Une équipe de scientifiques français est partie il y a deux semaines sur la base française Dumont d’Urville, dans l’Antarctique. Tout au long du mois de janvier, nos reporters Michel Izard et Bertrand Lachat vous feront vivre cette aventure extraordinaire au pôle Sud. Voici la suite de leur périple.

Ce matin, à 7 heures, sur la fréquence des talkies walkies, on entend le désormais rituel "GOOD MORNING DDU" lancé par le responsable radio de la base Dumont d’Urville. Certains sont déjà levés depuis longtemps. 


Un hélicoptère passe devant le soleil, il est déjà très haut avec son chargement venu de l’Astrolabe. Les manomètres de Météo France tournent au ralenti, il y très peu de vent. Un manchot débonnaire traverse une "rue" enneigée entre le bâtiment du séjour et le magasin de nourriture en faisant un simple pas de côté à mon arrivé. Et sous nos yeux éclaboussés de lumière, la vie de la station Antarctique française reprend sa routine extraordinaire.

Un travail minutieux

Au laboratoire de glaciologie, les instruments du programme CESOA tournent 24 heures sur 24. Ici, on pompe l’air pour analyser des particules de soufre, émises par le phyto plancton de la mer et qui font un écran aux radiations. Bruno, chercheur enseignant à Grenoble, nous explique que les données relevées sur le long terme, permettront de suivre l’évolution de ces particules et de comprendre quel rôle elles peuvent jouer avec les changements climatiques en cours.

C'est une urgence absolue

A l’atelier de la base, dans le bruit d’une disqueuse, Ludovic, le plombier, est en train de découper un bidon en plastique pour fabriquer un réchaud à l’envers. Il doit refroidir des tuyaux qui risqueraient de fondre. C’est très technique. Il y enfourne un serpentin de cuivre. Ici, il faut "inventer des solutions en permanence".


A ce moment-là, Jéremy le pâtissier, déboule pour dire que le broyeur de la cuisine est bouché. Urgence absolue. Patrice Godon, le responsable de la base pour l’Institut polaire, nous demande d’être prêts dans un quart d’heure pour prendre l’hélicoptère qui nous emmènera sur le glacier.

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