Irma menace la Guadeloupe et Saint-Martin : "Ouragan", "typhon", "cyclone", de quoi parle-t-on ?

LE SAVIEZ-VOUS - Un peu plus d'une semaine après le passage du cyclone Harvey, une tempête tropicale dans l'Atlantique s'est transformée en ouragan de catégorie 5. Appelée "Irma", elle devrait frapper les Antilles françaises à partir de mercredi, mais ses conséquences devraient, a priori, moins désastreuses que Harvey. Mais au fait, quelle est la différence entre un ouragan, un typhon et un cyclone ?

Après Harvey, c’est au tour d’Irma de frapper les populations de l'Atlantique Nord. Alors que le premier a ravagé le sud du continent nord-américain, faisant au moins 51 victimes et causant des dégâts de plus d’une centaine de milliards de dollars, un deuxième ouragan majeur s’est formé dans l’océan Atlantique.


Appelée Irma, elle devrait frapper les Antilles à partir du mercredi 6 septembre. Cette tempête tropicale est devenue mardi à la mi-journée un puissant ouragan de catégorie 5. Selon Météo-France, des pluies diluviennes, accompagnée de vents violents pouvant dépasser 215km/h, ainsi que des vagues de plus de 10 mètres de haut, sont à prévoir dans la zone concernée. "Ouragan", "typhon", "cyclone", que signifie concrètement ces termes ?

Ouragan, typhon, cyclone : quelle différence ?

Il s'agit des noms qu'attribuent les scientifiques à ces violentes tempêtes. Cette classification leur sont données en fonction de la zone géographique où ils sévissent, mais il s'agit bel et bien du même phénomène météorologique. Dans l’Atlantique et dans le Pacifique Est, les tempêtes tropicales portent le nom d’ouragans. Ce terme vient du mot anglais "hurricanes", qui fait référence à "Hurrican", le nom du dieu du mal dans les Caraïbes. On parle, en revanche, de cyclone (ou de cyclone tropical) dans l'océan Indien et le Pacifique Sud et enfin de typhon dans le Pacifique Ouest.

Comment se forment les cyclones ?

Les cyclones tropicaux sont des perturbations, elles prennent forme dans les océans des régions tropicales quand plusieurs conditions sont réunies :  il faut tout d’abord que la température de la surface de la mer soit élevée - au-delà de 26 °C.  Ensuite, il faut une quantité suffisante d'humidité dans l'atmosphère, ainsi qu'une perturbation tropicale produisant des vents tourbillonnants. Au contact de l'océan, l'air devient très chaud et s'élève au dessus de la mer, ce qui entraîne une chute de la pression atmosphérique. Cet air instable, chargé de vapeur d'eau, provoque alors la formation de nuages, produisant une activité orageuse.

Peut-on prévoir la puissance et la trajectoire ?

Quand la vitesse du vent de la perturbation dépasse les 63 km/h, le stade de tempête tropicale est atteint et le centre météorologique responsable de la zone concernée lui attribue un nom, comme l'explique Météo-France sur son site internet. Les cyclones tropicaux se déplacent à la vitesse moyenne de 30 km/h,  généralement d'est en ouest. Et ils peuvent durer une semaine et parcourir des milliers de kilomètres. 

 

Les tempêtes les plus violentes, soit l’équivalent de la Catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, produisent des vents dépassant les 250 km par heure. A son niveau le plus fort, avec des vents à 215 km par heure, l'ouragan Harvey, par exemple, a été classé "catégorie 4" par le Centre national des ouragans américain (NHC). A l’aide des données satellites et de modélisations sur ordinateur, une telle tempête tropicale peut aujourd'hui se prévoir plusieurs jours à l'avance et sont relativement faciles à suivre. En revanche, sa trajectoire exacte reste difficile à anticiper.

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