"Je me suis sentie impuissante et effrayée" : l'actrice Cara Delevingne, autre victime de Harvey Weinstein

SCANDALE - L'actrice et top-model Cara Delevingne a annoncé, mercredi 11 octobre, être elle aussi une victime du producteur Harvey Weinstein. Elle vient ainsi allonger l'impressionnante liste des femmes qui, à Hollywood, assurent avoir été violées, agressées ou harcelées sexuellement par l'un des plus grands noms du cinéma américain actuel.

Un nouveau nom s'ajoute à la liste déjà vertigineuse des victimes de Harvey Weinstein. L'actrice et top-model américaine Cara Delevingne a annoncé mercredi 11 octobre, sur son compte Instagram, avoir été elle aussi harcelée sexuellement par le super-producteur de Hollywood. "Quand j'ai commencé à tourner dans des films, j'ai reçu un appel de Harvey Weinstein, me demandant si j'avais couché avec les filles qui s'affichaient avec moi dans les médias. C'était bizarre et j'ai raccroché au plus vite, mais il a eu le temps de me dire que si je me disais gay, je n'aurais jamais un rôle de femme hétérosexuelle" raconte-t-elle ainsi. 

Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là. Quelques années plus tard, la mannequin retrouve Harvey Weinstein lors d'un rendez-vous professionnel. "Dès qu'on a été seuls, il a commencé à me raconter ses exploits sexuels auprès d'actrices connues, comment il avait construit leurs carrières. Il m'a invité dans sa chambre". La jeune femme décline alors l'invitation, mais l'assistante de Weinstein lui indique que son chauffeur n'est pas prêt d'arriver et qu'elle ferait mieux de monter. "A ce moment-là je me suis sentie impuissante et effrayée mais je me suis dit que je me faisais de fausses idées. Quand je suis arrivée dans la chambre, j'ai été soulagée de voir qu'il y avait une autre femme, je pensais que j'étais à l'abri." 


Mais il n'en était rien. "Il nous a demandé de nous embrasser." Cara Delevingne dit alors s'être levée, s'être mise à chanter comme dans le cadre d'une audition, pour faire diversion. Avant qu'elle ne parvienne à partir, le producteur "s'est mis devant la porte et a tenté de [l']embrasser sur la bouche".

Parole libérée

Depuis l'enquête du New York Times, révélant les nombreuses accusations de viols, d'agressions sexuelles et de harcèlement envers l'un des poids-lourds de l'industrie du cinéma américaine, la parole s'est libérée de manière surprenante. Ce sont ainsi plusieurs dizaines de femmes qui ont déclaré dans les médias, ces derniers jours, avoir été victimes de Harvey Weinstein. Parmi elles, Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow, les françaises Emma de Caunes, Judith Godrèche et Léa Seydoux, ou encore la top-model italienne Ambra Battilana Gutierrez, qui avait même enregistré son agression. 


Les témoignages, dans ce scandale, sont d'autant plus accablants qu'ils se ressemblent beaucoup. Toutes les victimes décrivent avoir été attirées dans la chambre du producteur, pour un prétexte ou un autre, avant qu'il ne disparaisse dans la salle de bain et n'en ressorte nu, ou en peignoir. Harvey Weinstein leur aurait ensuite demandé de se faire masser, avant de les presser de se plier à des rapports sexuels. La maison de production indique avoir licencié le producteur. Pour autant, aucune procédure judiciaire n'est à l'heure actuelle engagée contre lui. 

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Hollywood : le scandale Harvey Weinstein

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