Agression sexuelle dans un train : "Bah, elle est pas morte !"

Agression sexuelle dans un train : "Bah, elle est pas morte !"

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SEXISME ORDINAIRE – Suite à une agression sexuelle dans un train, un personnel de gare demandé en renfort aurait simplement répondu en plaisantant : "Bah, elle est pas morte !". Racontée sur Facebook par une témoin, la scène fait bondir les internautes.

Le témoignage est fort. Sur la page Facebook du projet féministe "Paye Ta Schnek" est apparu mardi 27 octobre un long texte signé d’une certaine Debbie. Elle raconte comment, quelques jours plus tôt, dans un train en direction de Mantes-la-jolie, une passagère installée dans le même wagon qu’elle s’est fait agresser par un homme. Assise quelques rangs plus loin, la jeune femme ne s’est d’abord rendue compte de rien.

"Et je n’ai rien vu. Rien vu avant qu’un homme, à l’accent italien s’énerve, se lève, et interpelle les gens de mon wagon blindé. Si cet homme me lit, je veux lui dire merci. Merci de m’avoir sortie de mon livre et d’avoir essayé d’aider cette femme", écrit-elle dans le post Facebook. Et ce qu’elle relate ensuite est à peine croyable : "Quand, une station plus loin, j’ai cogné à la vitre du conducteur, celui-ci a immédiatement signalé le problème au personnel de gare. A la demande d’intervention suivante : ‘Une femme se fait agresser sexuellement dans mon train’, la voix masculine au bout du talkie-walkie a ri et répondu : 'Bah elle est pas morte !"".

Réponse policée

Cette phrase, en particulier, fait bondir les internautes. Moins de 24 heures après sa publication, le témoignage de Debbie est déjà partagé plus de 3000 fois sur Facebook. De nombreux commentaires, en réaction à cette histoire, interpellent la SNCF, qui n’a d’ailleurs pas tardé à poster une réponse bien policée, visible ci-dessous :

Contactée par metronews, la SNCF précise qu'aucune plainte n'a pour l'heure été déposée. Par ailleurs, elle n'est pas encore parvenue à retrouver la passagère victime des attouchements, qui au moment de l'intervention du conducteur avait disparu... de même que son agresseur. "Une enquête interne est en cours afin de déterminer si les faits sont avérés et quel personnel est concerné", ajoute un porte-parole.

En attendant, les témoignages et les récits d'agressions sexuelles fleurissent en-dessous de celui de Debbie , rédigés par des internautes qui se reconnaissent malgré elles dans cet acte de sexisme ordinaire.

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