Après sa tentative de suicide, les jours du docteur Bonnemaison ne sont plus en danger

Après sa tentative de suicide, les jours du docteur Bonnemaison ne sont plus en danger

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AFFAIRE BONNEMAISON - La vie de l'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison n'était plus en danger dimanche après-midi, au lendemain d'une tentative de suicide. L'ancien médecin avait fait part de sa "fatigue de la vie" après avoir été condamné le 24 octobre pour avoir donné la mort à une patiente de 86 ans souffrant d'une maladie incurable.

Le docteur Nicolas Bonnemaison n'est plus en danger de mort. Selon des sources concordantes, l'ex-urgentiste qui a tenté de mettre fin à ses jours samedi présentait, dimanche, des signes "encourageants". Hospitalisé à l'hôpital Haut-Levêque de Pessac dépendant du CHU de Bordeaux, il "a ouvert les yeux et répond à des ordres simples", a-t-on précisé de source médicale et dans son entourage.

L'ex-urgentiste de 54 ans restait toutefois dimanche après-midi dans un "état grave", et il était trop tôt pour se prononcer sur d'éventuelles séquelles, neurologiques notamment, a-t-on souligné de mêmes sources. L'ancien médecin bayonnais avait été héliporté samedi matin vers le CHU après avoir été découvert, inanimé dans son véhicule, sur un chemin forestier dans les Landes, apparemment après avoir absorbé des médicaments et inhalé des gaz d'échappement détournés vers l'habitacle, selon le parquet.

"Eprouvé"

Nicolas Bonnemaison avait laissé un texte dans la voiture, expliquant qu'il était "éprouvé et fatigué de la vie", selon une source judiciaire. Le 24 octobre, il avait été condamné en appel à deux ans de prison avec sursis par la cour d’assises d'Angers, pour avoir, en avril 2011, donné délibérément la mort à une patiente de 86 ans, incurable et dans le coma. Il avait en revanche été acquitté pour six autres cas de patients en fin de vie, auxquels il était également accusé d'avoir donné la mort.

L'ex-médecin a également été suspendu, puis radié de l'ordre des médecins. Il doit verser 30.000 euros de dommages et intérêts à la famille de la patiente de 86 ans.

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