BIEN MANGER EST-IL UN ACTE POLITIQUE ? - Posez toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités - 24 Heures en Questions

BIEN MANGER EST-IL UN ACTE POLITIQUE ? - Posez toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités - 24 Heures en Questions

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SOCIETE- Ce soir, comme tous les soirs, dans "24 heures en questions", vous avez la possibilité de poser toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités sur le thème du jour : nouvelle crise agro-alimentaire. Ils vous répondent dès 18h10.

Alors qu’Emmanuel Macron, dans le cadre des États Généraux de l'Alimentation, recevait le lundi 7 août tous les syndicats d'agriculteurs, un à un, à l’Élysée, un nouveau scandale alimentaire a éclaboussé l'industrie agroalimentaire française. Dans un bilan actualisé mardi par le ministère de l'Agriculture, il est indiqué que cinq entreprises d'"ovoproduits" françaises ont reçu des œufs contaminés avec un insecticide, le formil. L'ensemble des produits, en provenance des Pays-Bas et de Belgique, ont été immédiatement bloqués pour que des enquêtes de traçabilité soient réalisées. Toujours selon le ministère, aucun œuf contaminé n'a été mis en vente sur le marché. Des entreprises à travers toute l'Europe ont été contraintes de détruire plusieurs millions d'œufs contaminés. La qualité de l'alimentation fait de plus en plus débat, en France et dans le monde. Trop gras, trop sucré, trop salé, les habitudes et le régime alimentaire dans les pays développés se dégradent depuis 50 ans, causant de nombreuses maladies cardio-vasculaires, du diabète, des cancers, des problèmes psychologiques... Si la France est moins touchée que les États-Unis, où 3 américains sur 5 sont en surpoids et 1 sur 3 obèse, 3 français sur 10 sont tout de même en surpoids, et plus de 7 millions d'entre eux sont obèses. Vient s'ajouter à ces problèmes d'alimentation des crises agricoles chroniques, théâtre d'une opposition parfois virulente entre agriculteurs et L’État. De nombreux agriculteurs dénoncent ainsi des prix de vente aux coopératives et aux groupes agro-alimentaires trop bas, étant parfois même obligés de vendre à perte leurs produits. L’État, qui s'est révélé jusqu'alors incapable de garantir des prix de vente assurant la survie des agriculteurs, essaie de plus de faire évoluer dans le cadre européen les normes visant à protéger la santé et l'environnement. Récemment, le gouvernement a tenté de faire interdire les néonicotinoïdes, des insecticides responsables de la mort massive d'abeilles, animal nécessaire à la reproduction de la centaine de plantes et indispensables à de nombreux écosystèmes. Il s'était cependant heurté à des oppositions, du côté de certains lobbies agro-alimentaires, mais également au Sénat l'an dernier. La voie de l'équilibre entre un respect de la santé et de l'environnement et une profession rémunératrice et digne pour les agriculteurs semble être le biologique. Pionnière dans les années 60 d'une agriculture sans produits chimiques de synthèse, la France compte de nos jours 5,7% de biologique dans ses surfaces agricoles, ce qui reste en dessous de la moyenne européenne de 6,2%. En termes de surface cependant, la France est troisième pays européen derrière l'Espagne et l'Italie avec 1,3 millions d'hectares de cultures biologiques. La taille moyenne des exploitations, 47 hectares (433 hectares pour la Slovaquie), est révélatrice d'un modèle basé sur des fermes à taille humaine, où de nombreux agriculteurs reviennent, soucieux des problématiques environnementales et sanitaires. Cependant, le secteur est très inquiet pour son avenir, croissant bien plus vite que le gouvernement ne le prévoit. Ainsi, pour la majorité des associations écologistes et d'agriculture biologique, 9% des terres cultivées seront bio d'ici 2021, contre 8% prévus par Stéphane Travert, ministre de l'agriculture. Ainsi, c'est 850 millions d'euros d'aides qui manqueront à l'appel pour financer les projets de création ou de conversion de fermes conventionnelles. Alors, l'agriculture biologique est-elle la solution aux problèmes sanitaires qui touchent les pays de l'OCDE ? L'agriculture conventionnelle pourra-t-elle se passer des produits considérés comme toxiques pour la santé et l'environnement ? Quels sont les moyens d'action du gouvernement pour venir en aide à des agriculteurs au bord du gouffre ?


Pour poser vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités, rendez-vous sur Facebook ou sur Twitter avec le #24henquestions.

Les invités :


Christophe RAOUX

Chef du palace Le Peninsula

                                                       

Bruno PARMENTIER

Consultant agriculture et alimentation


Périco LÉGASSE

Rédacteur en chef Marianne


Nicolas GIROD

Secrétaire national Confédération paysanne

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