Bracelets, bus géolocalisés… Comment le démantèlement de la "Jungle" de Calais va se dérouler ce lundi

RÉFUGIÉS - Le plus grand camp de migrants de l’Hexagone va être rasé. Le démantèlement de la "Jungle" de Calais va débuter ce lundi 24 octobre. L’arrêté d’évacuation a été publié ce vendredi en fin d’après-midi. Quelque 6400 personnes, dont 1300 mineurs, sont concernées par cette évacuation d’envergure dont nous vous dévoilons les détails.

Dès ce lundi à 8h du matin, les 6400 migrants de la "Jungle" seront accueillis dans un grand hangar de 3000 mètres carré, divisés en trois cellules, à proximité du camp qui a vu le jour à Calais en 2002 . A l’entrée, des files d’attente signalées par des pictogrammes permettront de séparer les migrants en quatre catégories : les majeurs, les mineurs isolés, les familles et les personnes vulnérables. A l’intérieur de ce sas, le personnel de l’Office français de l’intégration et de l’immigration (OFII) proposera deux régions au choix aux migrants. Ils recevront alors un bracelet de couleur en fonction de leur destination.  


Les migrants seront ensuite répartis dans six tentes, d’une capacité de 50 personnes chacune. Une fois la tente remplie, les migrants seront amenés dans des bus géolocalisés qui les conduiront vers des Centres d’accueil et d’orientation en région. Sur les aires de repos, les majeurs seuls seront encadrés par la gendarmerie.  Outre les forces de l’ordre, de nombreuses associations, comme Médecins sans frontière ou France terre d’asile, accompagneront les migrants.  

Une semaine pour tout évacuer

L’opération pourrait durer au moins une semaine selon le ministère de l’Intérieur, avec 60 bus affrétés ce lundi, une quarantaine les jours suivants. Face aux risques que représente l’amassement de la foule, quelque 1200 policiers et gendarmes seront déployés sur le site durant ces évacuations, notamment pour parer à d’éventuelles bagarres entre migrants. L’évacuation de la "Jungle" est qualifiée comme une opération à risque par Beauvau, qui peut générer l’intervention des forces de l’ordre, comme cela avait été le cas à l’occasion du démantèlement du camp sud de Calais.

 

Les migrants seront conduits dans des Centres d’accueil et de l’orientation (CAO), où quelque 7500 places sont disponibles. Les CAO sont des structures temporaires, destinées à aider les migrants dans leur demande d’asile. L’accueil dans ces centres a été évalué à 25 euros par jour et par personne pour l’Etat. Et pour ceux qui refusent de vivre dans ces centres, l’Etat proposera aux migrants une aide au "retour volontaire" dans leur pays. 

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Avant le démantèlement de la jungle de Calais, des camps sauvages apparaissent

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Le démantèlement de la "Jungle" de Calais

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