Hausse de 138 euros de l’allocation garde d’enfants : à quelles aides les parents ont-ils droit ?

Hausse de 138 euros de l’allocation garde d’enfants : à quelles aides les parents ont-ils droit ?

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BONUS – La ministre de la Santé a annoncé une hausse de l’allocation de garde d’enfant de 138 euros par mois pour les familles les plus démunies. L’occasion de faire le point sur les aides actuelles dont peuvent bénéficier les jeunes parents.

Ce mardi matin, la ministre de la santé Agnès Buzyn a annoncé une hausse de l’allocation de garde d’enfant pour les familles les plus pauvres. "Ce sera plus 138 euros par mois pour accéder à une garde d'enfant pour ces familles en grande difficulté", a-t-elle assuré au micro de RMC. Un coup de pouce non négligeable mais qui ne sera accordée qu'à une certaine partie de la population, pour les autres, les aides restent inchangées. Alors de quoi parle-t-on ? Tour d'horizon des aides existantes.

La Prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)

La Caisse d'allocations familiales offre plusieurs aides regroupées sous le nom de PAJE.

La prime à la naissance ou à l'adoption

Cette prime est versée une seule fois et dépend des ressources des parents. Son but : "Faire face aux dépenses liées à la naissance d'un d'enfant", indique le gouvernement. Elle n'est pas à proprement parler une aide destinée à la garde de l'enfant mais elle fait partie de la Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE). Montant : 923,09 € nets.


Pour le percevoir, les ressources - calculées à partir des revenus nets perçus deux ans auparavant - du ou des parents ne doivent pas dépasser un certain plafond. Par exemple, un couple dans lequel les deux parents travaillent ne doit pas percevoir plus de 45.575 € par an, avec un enfant à charge.

L'allocation de base

Cette aide est versée mensuellement jusqu'aux trois ans de l'enfant. Là encore, le versement de l'allocation dépend des revenus des parents. Comme la prime de naissance ou d'adoption, c'est le revenu net catégoriel de 2015 qui est pris en compte pour 2017 et les pafonds sont identiques. Un couple avec deux enfants et qui ne percevrait qu'un seul revenu ne doit pas gagner plus de 42.341 € par an. Le montant est ici variable : de 92 à 184 euros.

Le complément de libre choix du mode de garde (CMG)

Ce complément est destiné aux parents qui font garder leur enfant à domicile, chez une assistante maternelle agréée ou dans une micro-crèche. Elle peut être perçue jusqu'aux 6 ans de l'enfant. Pour la toucher, il faut répondre à certains critères, par exemple que les deux parents travaillent ou qu'ils soient étudiants ou encore que l'un des parents soit au RSA. Le montant de la CMG dépend du nombre d'enfants à charge, de leur âge mais aussi des ressources du foyer. Dans tous les cas, cette aide rembourse au maximum 85% du salaire.


Pour celles et ceux qui préfèraient avoir recours à une crèche familiale, collective ou parentale, des tarifs préférentiels sont calculés selon des principes similaires. En clair, les aides sont déjà intégrées dans le prix (et le barême est identique partout en France).

La prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE)

Dernière aide intégrée à la Paje : la prestation partagée d'éducation de l'enfant. Cette aide permet à l'un ou l'autre des parents - voire aux deux - de cesser ou de réduire leur activité professionnelle pour s'occuper de leur enfant. Dans tous les cas, cela signifie que le père et/ou la mère prennent un congé parental. Le montant peut alors varier de 146 euros pour un travail à temps partiel à 392 euros pour une interruption totale d'activité.

Le crédit (ou réduction) d'impôt

Tous les parents, qu'ils travaillent ou pas, peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt pour compenser les frais de garde d'enfant. Quand le bambin est gardé hors du domicile c'est à dire chez une nourrice ou dans une crèche, les dépenses (effectives) sont ainsi remboursées à hauteur de 50% dans la limite de 2 300 € de dépenses par enfant, autrement dit un crédit d'impôt maximum de 1150€.


Employer une garde à domicile ouvre aussi le droit à une réduction d'impôt. Les sytème est le même que pour toutes les aides à domicile (femme de ménage, jardinier ou encore aide-soignant) : les parents peuvent déduire de leur impôt 50% du salaire versé. Et pour le coup, aucune limite d'âge n'est imposée. Les dépenses retenues (dont il faut déduire toutes les autres aides perçues) sont tout de même plafonnées à 15.000 euros .

L'allocation de soutien familial (ASF)

L'allocation de soutien familial (ASF) ne concerne cette fois que les personnes qui élèvent seules leur enfant. Plusieurs cas de figure entrent ici en compte : l'enfant peut ne pas avoir été reconnu par l'autre parent ou ce dernier ne verse plus de pension alimentaire.


Le montant est le même pour tous : 109,65 € par mois et par enfant. Une petite exception : si le deuxième parent verse bien une pension mais qu'elle est inférieure à 109,65 euros, l'ASF compensera la différence. 


Dans tous les cas, si le non-versement de la pension alimentaire correspond à une irrégularité, la CAF verse l'allocation à titre d'avance. En règle générale, elle lance une procédure judiciaire en parallèle.

En vidéo

La garantie contre les impayés de pension alimentaires se généralise

Les aides locales

Au niveau local, certaines communes et collectivités locales ont prévu des dispositifs pour aider financièrement les jeuens parents à faire garder leurs enfants. Chaque entité a sa propre règle et, pour en savoir plus, il faut se tourner directement vers les services sociaux.


Dernière option : le financement par l'employeur. Certaines entreprises participe en partie à la garde des enfants de leurs salariés. Cela dépend des accords d'entreprise, dont la place va aller croissant, après la réforme contestée du Code du Travail. Dans la plupart des cas, il s'agit de "chèques emploi service universel " (CESU) prépayés, qui permettent de rémunérer la nourrice ou la crèche, à l'image d'un ticket restaurant.

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