Calais: heurts en série entre migrants et forces de l'ordre

Calais: heurts en série entre migrants et forces de l'ordre

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CRISE MIGRATOIRE - Pour la troisième nuit consécutive, des affrontements ont éclaté entre des migrants et la police aux environs du bidonville de la "Jungle" de Calais. Le dispositif policier sera maintenu "tant que nécessaire" et "adapté en permanence", précise le ministère de l'Intérieur.

A Calais, aux abords de la "Jungle", le climat est tendu. Pour la troisième nuit consécutive, et même si le ministère de l'Intérieur, juge qu'elle est "bien plus calme" des heurts ont éclaté entre migrants et forces de l'ordre mobilisées depuis la nuit de dimanche à lundi. Face à des petits groupes qui leur jetaient des pierres, les 250 policiers ont en effet tiré une soixantaine de grenades lacrymogènes, bien loin des 300 tirées dans la nuit de lundi à mardi, nuit de toutes les tensions.

29 blessés légers parmi les policiers

"Il faut prendre le résultat de la nuit écoulée avec beaucoup d’humilité. On a vu qu’avec une présence policière très forte, à des endroits stratégiques, on évitait que des incidents se reproduisent", explique à ce sujet un porte-parole du ministère. Car, depuis dimanche quatre assauts successifs des migrants vers la zone portuaire et la rocade de la ville ont déjà fait 29 blessés légers parmi les policiers, rapporte Le Figaro.   "On continue le travail d’identification de tous ceux qui se livrent à des violences ou qui peuvent inciter les autres à en commettre", poursuit le porte-parole de la place Beauvau. 

Une situation qui n'est pas sans inquiéter les syndicats de police qui reconnaissent que le verrouillage du port de Calais alimenterait "l'agressivité" des migrants. 'Si un jour on a une révolte au sein du camp, ça va être la folie", estimait lundi Gilles Debove, responsable du syndicat SGP Police-Force Ouvrière dans le Calaisis. Avec 4.500 personnes qui vivent désormais dans le bidonville de la "Jungle" dans l'espoir d'atteindre l'Angleterre via le tunnel sous la Manche ou le port de Calais, les tensions ne risquent pas de baisser. 

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