Des portiques sur les quais du TGV à Montparnasse : la liste des autres gares concernées

TRANSPORTS - La SNCF active ce mardi 4 avril ses premiers portiques pour accéder aux TGV dans la Gare Montparnasse de Paris. Une mesure qui devrait être étendue à 13 autres gares dans toute la France d'ici à 2018.

C’est une petite révolution pour les voyageurs. Ce mardi 4 avril, la SNCF doit mettre en place des barrières automatiques pour accéder aux quais du TGV de la gare Montparnasse. Désormais, pour pouvoir accéder aux trains, il faudra présenter un billet valide comme dans le métro ou le RER. Une mesure qui fait suite à l’expérimentation menée par la SNCF, toujours à Montparnasse mais aussi à Marseille l’an dernier. 

Treize autres gares devraient progressivement être équipées de ces fameuses barrières automatiques d'ici à 2018 :  gare de Lyon, gare du Nord et gare de l’Est à Paris, Marseille, Rennes, Nantes, Aix-TGV, Lyon Part-Dieu, Lyon Perrache, Bordeaux, Le Mans, Saint-Pierre-des-Corps et Tours. Objectif ? Lutter contre la fraude (qui coûte à l'entreprise publique plus de 300 millions d'euros par an, dont 200 millions rien que pour le TGV), augmenter la sécurité des voyageurs et des contrôleurs et dégager du temps pour le personnel afin de proposer plus de service à bord des trains. 

But du jeu ? Lutter contre la fraude

Si la SNCF semble convaincue du bien-fondé de son nouveau dispositif, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT), pointe de son côté des faiblesses de ces barrières automatiques. "Le train doit être un moyen de transport accessible, ce n'est pas l'avion", s'insurge Bruno Gazeau, le président de la FNAUT. "Ce dispositif fait perdre du temps et rend l'accès au train compliqué. Contrairement au métro, on prend le train avec des bagages. Sans compter que les accompagnants ne pourront plus non plus accéder aux quais"

Quid de la sécurité, une des préoccupations majeures des voyageurs aujourd'hui ? "Cette mesure est destinée à contrôler la validité des billets dans les TGV, pas les bagages. Cela ne change donc rien au risque d'attentats. Concernant la fraude, les barrières ne peuvent pas non plus vérifier que le passager est bien en possession de sa carte de réduction ou d'abonnement". 

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