Des sacs à main créés à partir de bâches publicitaires, d’airbags et de voiles de bateaux

Des sacs à main créés à partir de bâches publicitaires, d’airbags et de voiles de bateaux

ENVIRONNEMENT – Initiatives, entreprises, projets... dans le cadre de son partenariat avec le prix Entreprise pour l’environnement (EPE), metronews vous parle d’économie circulaire chaque semaine jusqu’en mars. Aujourd’hui, on parle de mode avec la société Bilum qui recycle des matériaux inédits pour en faire des pièces uniques.

A Paris, et dans les grandes villes françaises, depuis les années 2000, les bâches publicitaires ont fleuri sur les monuments historiques . Notamment, quand ils sont en travaux, sur des échafaudages  – parfois au mépris du Code du patrimoine. Mais ces toiles ont une durée de vie éphémère (celle d'une rénovation ou d'un ravalement de façade). Alors qu'en faire lorsque le chantier est terminé – et l’opération publicitaire de facto achevée ? 

Revaloriser des matériaux inédits

Les recycler en sacs à main, défend la marque Bilum ! Créée en 2006 par Hélène de la Moureyre, une entrepreneuse issue du milieu de l'événementiel et de la communication, cette société propose en effet de revaloriser des matériaux inédits comme les bâches publicitaires, les voiles de bateaux, les airbags, les drapeaux des Champs-Elysées ou les gilets de sauvetage pour en faire des accessoires de mode uniques en leur genre (sacs, trousses, pochettes et porte-documents). 

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La mode pour éviter les gâchis – même les plus improbables. "Notre objectif est de donner une seconde vie à des matières qui, sinon, seraient jetées. Tout en créant des pièces uniques, dont chaque motif est soigneusement choisi", expliquait en 2012 Hélène de la Moureyre,  aux  Echos . D'ailleurs, depuis, Bilum a réussi son pari économique : musées, annonceurs et marques de renom convaincus ont noué des partenariats "B to B" avec la marque pour recycler leurs toiles éphémères – ce qui a permis de lancer des collections uniques avec Agnès B., Guerlain ou le Club Med).

Une production made in France

L'autre particularité de Bilum, c'est le made in France. Pionnière en France dans l'uprecycling, la société a produit plus de 50.000 pièces dans des Etablissements & services d'aide par le travail (Esat) – qui emploient des personnes handicapées – ou de petits ateliers, en région parisienne, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la confection. 

A côté, Hélène de la Moureyre a également une société de conseil pour développer une expertise et des projets innovants de revalorisation des "déchets". Car la liste des matériaux dits "inutiles" qui ne sont pas recyclés est encore longue. Et le savoir-faire de Bilum attire les regards. 

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