Deux personnes jugées ce mercredi pour des tweets homophobes contre l'élu parisien Ian Brossat

Deux personnes jugées ce mercredi pour des tweets homophobes contre l'élu parisien Ian Brossat

HOMOPHOBIE - Près de deux ans après la plainte de Ian Brossat, deux personnes vont être jugées ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Elles sont accusées d'avoir publié des tweets homophobes à l'encontre de l'élu parisien.

Il voulait "montrer que l'homophobie est une réalité". Ian Brossat avait décidé de porter plainte en avril 2015 après avoir été la cible de nombreux tweets homophobes. "Je ne le fais pas seulement pour moi, mais pour ceux qui n’osent pas ou ne peuvent pas", écrivait alors l'adjoint communiste (PCF) à la mairie de Paris chargé du logement dans un article de l'Obs


Dans ce même article, l'élu avait illustré l'homophobie dont il est régulièrement victime en citant plusieurs messages reçus sur son compte Twitter, telles que "Tu te fais enfiler comme un clebs, tu te crois normal sale mysogine ?" ou encore "Le jour où jte plie ta seule gueule de petite trainée, c’est avec mes mains".

Pointer l'urgente nécessité d'une véritable politique nationale de lutte contre la haine et les discriminationsPCF de Paris

Il y a quelques jours, on apprenait que, suite à l'aboutissement de la plainte, un procès allait avoir lieu. Deux personnes, un homme et une femme, identifiés par leur compte Twitter, sont ainsi appelées à comparaître ce mercredi après-midi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour injures publiques à caractère homophobe.


Contacté par LCI, l'élu se dit "heureux que le procès ait enfin lieu", près de deux ans après le dépôt de sa plainte. "Mon objectif ce n’est pas que ces deux personnes croupissent en prison, mais de montrer que face à l’homophobie on ne doit pas plier et qu’il y a des limites qu’on a pas le droit de franchir", affirme-t-il.


Dans un communiqué publié ce mardi, le Parti communiste français de Paris a apporté "tout son soutien à Ian Brossat". "Il souhaite que cette audience puisse servir à pointer l'urgente nécessité d'une véritable politique nationale de lutte contre la haine et les discriminations", peut-on y lire. Les deux accusés encourent une peine pouvant aller jusqu'à six mois de prison et 22.500 euros d'amende.

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