Echirolles : la légitime défense des policiers de nouveau en question

DÉBAT POLICIER - Après la mort d'un homme à Échirolles, tué vendredi par la police, le débat sur la légitime défense est relancé. De nouvelles mesures sont demandées par les forces de l'ordre depuis plusieurs nuits de manifestations.

A Échirolles (Isère), un homme a été abattu par la police vendredi soir. L'IGPN a été saisie par le procureur de la république et cinq fonctionnaires ont été placés en garde à vue pour faire toute la lumière sur cette affaire. Ce samedi, leurs gardes à vue ont été levées.


Les policiers disent avoir agi en état de légitime défense. Un incident qui vient remettre ce débat au-devant de la scène, alors qu'il s'agit d'une des principales revendications des manifestations de ces derniers jours.

Légitime défense ou "permis de tuer" ?

Face à la grogne policière, l'exécutif et notamment Bernard Cazeneuve a promis "un ensemble de mesures visant à renforcer le plan d'équipement, déterminer les tâches indues à alléger et répondre à un certain nombre d'attentes, notamment concernant la légitime défense". Mais le ministre de la Justice, Jean-jacques Urvoas, s'y était dit très défavorable. L'inquiétude est toujours la même : légitime défense ou "permis de tuer" ?


Les syndicats de police espèrent obtenir un additif substantiel au protocole signé en avril dernier avec la place Beauvau, qui autorise déjà policiers, gendarmes et douaniers à faire feu en cas de "péril imminent". Pour eux, il faut de nouvelles mesures pour lever les "obstacles qui entravent l'action de nos collègues". Depuis longtemps, Nicolas Sarkozy et le Front national ont fait de la "présomption de légitime défense" une de leurs propositions phares.

VIDÉO - Échirolles : la légitime défense en ligne de mire

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