Il avait injurié Manuel Valls : un syndicaliste condamné à 250 euros d'amende

Il avait injurié Manuel Valls : un syndicaliste condamné à 250 euros d'amende

INSULTES – Un syndicaliste qui participait lundi à une manifestation en marge du déplacement à Mulhouse de Manuel Valls et qui a insulté le Premier ministre, a été condamné a 250 euros d'amende et 500 euros avec sursis par le tribunal de Mulhouse, où il était jugé en comparution immédiate.

A sa sortie du tribunal, le militant a levé le poing en l'air. Vendredi, Joël Moreau, 69 ans, a été condamné à 250 euros d'amende, ainsi que 500 euros avec sursis, par le tribunal correctionnel de Mulhouse, pour des "outrages" envers des forces de l'ordre et le Premier ministre Manuel Valls .

Les faits se sont produits ce lundi à Mulhouse, lors d'une manifestation en marge d'un déplacement de Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam El Khomr i, venus lundi à Mulhouse défendre le projet de loi sur le travail. La mobilisation avait été organisée devant une agence Pôle emploi où avait lieu la visite gouvernementale.

"Si Valls voulait nous faire taire, c'est raté"

Placé en garde à vue, le sexagénaire était jugé vendredi en comparution immédiate dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. "Je ne reprends pas le vocabulaire que vous avez développé. Vous avez reconnu les mots prononcés", a notamment déclaré le juge du tribunal correctionnel de Mulhouse.

Il a fallu ainsi attendre la sortie du syndicaliste pour savoir ce qu'il avait lancé au Premier ministre et aux forces de l'ordre présentes. Ce dernier a raconté que c'est parce qu'il avait lancé "Valls je t'emmerde" et repris le slogan de mai 1968, "CRS SS" qu'il avait été interpellé et qu'il avait comparu ce jour devant le tribunal de Mulhouse.

Tout sourire, cet ancien responsable syndical à PSA a lancé : "Si Valls voulait nous faire taire, c'est raté", a commenté M. Moreau: "On ne parle pas de sa visite mais de mon arrestation". Il était notamment entouré de membres de la CGT, de la FSU et du Front de gauche venus le soutenir, dont certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit: "Je suis Joël". Aucune des victimes ne s'est constituée partie civile.

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