Incidents chez Air France : quatre salariés licenciés, bientôt un cinquième, et onze mises à pied

Incidents chez Air France : quatre salariés licenciés, bientôt un cinquième, et onze mises à pied

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CONFLIT SOCIAL - Quatre personnes ont été licenciées pour faute lourde, une cinquième est en procédure, et onze autres sont mises à pied pour 15 jours chez Air France. Cette mesure fait suite aux violences survenues le 5 octobre dernier, entre des salariés et des membres de la direction.

Les sanctions tombent chez Air France. D’après BFM et RTL, qui révèlent l'information jeudi 12 novembre, quatre personnes ont été licenciées pour faute lourde, une cinquième, actuellement en procédure, devrait les rejoindre, et onze ont été mises à pied pour 15 jours, après les incidents qui avaient opposé des salariés avec des membres de la direction d'Air France, le 5 octobre dernier.

Selon RTL , il 'agit d'un licenciement sans indemnité et sans préavis pour les cinq concernés. Dans les prochains jours, deux pilotes seraient également convoqués à un entretien préalable. Quelques 18 procédures disciplinaires ont été lancées après les incidents, rappelle de son côté BFM TV.

"Ces salariés sont condamnés par avance"

Mercredi 4 novembre, la CGT d’Air France avait promis que ce "serait Spartacus" si la direction venait à licencier des salariés actuellement visés par des sanctions disciplinaires après les violences du 5 octobre, menaçant de mener "un conflit sans précédent". "Nous n'accepterons aucun licenciement", avait lancé le secrétaire général du syndicat, Miguel Fortea, auditionné par des parlementaires issus de diverses commissions, en compagnie de douze autres syndicats.

Le 5 octobre dernier, deux dirigeants ont été molestés et des vigiles blessés lors d'une manifestation en marge d'un comité central d'entreprise (CCE) où 2 900 suppressions de postes potentielles avaient été annoncées. Selon la CGT, qui compte des adhérents parmi les personnes visées, "il n'y a rien dans les dossiers disciplinaires" concernant des faits de violence.

"Ces salariés-là ont été pris par hasard", ils sont "condamnés par avance", a tonné Miguel Fortea, assurant que la direction voulait les juger avant le procès en correctionnelle prévu le 2 décembre pour cinq d'entre eux. "Si la direction veut en faire des exemples, ce sera Spartacus" a-t-il dit en référence au gladiateur connu pour avoir pris la tête d'une révolte d'esclaves et popularisé dans la littérature et au cinéma. "On sera tous sur la place et on aura un conflit sans précédent", a prévenu le numéro 1 de la CGT. L'intersyndicale, qui avait été reçue par les parlementaires réclamait la suspension des mesures disciplinaires (mise à pied sans solde, etc.) dans l'attente des conclusions de l'enquête policière.

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