Jacqueline Sauvage : et Christine Boutin fustigea la grâce présidentielle

Jacqueline Sauvage : et Christine Boutin fustigea la grâce présidentielle

POLITIQUE - Alors que l'ensemble de la classe politique saluait la décision de François Hollande, dimanche, de grâcier partiellement Jacqueline Sauvage, condamnée en décembre pour le meurtre de son mari après des décennies d'enfer conjugal, une voix discordante s'est faite entendre. Celle de Christine Boutin, ancienne présidente du Parti Chrétien Démocrate.

"Tu ne tueras point", assène le sixième commandement de la Bible. Peu importe les circonstances ? Alors que la classe politique saluait unanimement la grâce partielle présidentielle de Jacqueline Sauvage, de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) à Florian Philippot (FN) en passant par Valérie Pécresse (LR), une voix discordante s'est faite entendre : celle de Christine Boutin. Dès dimanche soir, l'ancienne présidente du Parti Chrétien Démocrate (PCD) s'est en effet fendue du tweet suivant : "#FH vient de dénier toute autorité à la justice #MadameSauvage".

Si cette voix se démarque de l'ensemble des autres réactions politiques, elle rejoint, en revanche, l'étonnement exprimée par plusieurs magistrats. "C'est une remise en cause d'une décision prise par un jury. C'est à dire des citoyens qui ont été tirés au sort et qui sont censés représenter la population", a ainsi dénoncé Virginie Duval, présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). "J’espère que le président avait tous les éléments du dossier en main et qu'il ne s'est pas uniquement prononcé sur ceux donnés par la famille et le comité de soutien de Jacqueline Sauvage", a-t-elle poursuivie sur iTélé. La grâce présidentielle "va à l'encontre de la séparation des pouvoirs", a de son côté jugé Céline Parisot, secrétaire générale de l'Union syndicale des magistrats (USM) sur BFMTV. "C'est un système qui est issu de la monarchie, avec la toute puissance du roi qui pouvait faire et défaire les condamnations", a-t-elle rappelé.

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