JT 13H - Rodolphe, agriculteur en détresse : "On voit le bout du tunnel mais c'est encore très compliqué"

TÉNACITÉ - Un mois après avoir diffusé son témoignage bouleversant, TF1 est revenu chez Rodolphe Meunier, cet éleveur laitier de Saône-et-Loire en grande précarité. Pour rebondir, il convertit actuellement son exploitation au bio dans l’espoir de doubler ses revenus.

Si ses tracas ne sont pas finis, il arrive peu à peu à sortir la tête de l'eau. Un mois après avoir diffusé son témoignage poignant, TF1 est revenu chez Rodolphe Meunier, un éleveur laitier d’Ozenay (Saône-et-Loire) en grande détresse. "On voit un petit peu le bout du tunnel mais c'est encore très compliqué", explique l'homme dont l'exploitation est en redressement judiciaire depuis février dernier. 


A la suite de la diffusion du reportage, la famille Meunier a reçu plus d'une centaine de messages de soutien. "Je me rends compte qu'on est pas les seuls à ramer. Il y a plein de gens qui sont là pour nous soutenir et qui ont envie qu'on s'en sorte", sourit-il en déballant les nombreuses lettres reçues. 


Depuis 2014, la dégringolade du prix du lait avait conduit à un effondrement de la rentabilité de l'exploitation d'Ozenay, poussant la famille Meunier dans la spirale du surendettement et de la précarité. "Le premier jour où je suis allé aux Restos du Coeur, j'ai chialé pendant la matinée parce que ma place n'était pas la bas. J'estime qu'on est là pour nourrir la population", racontait Rodolphe, bouleversé. Son fils Arthur, apprenti sur l'exploitation, fondait en larmes au micro de TF1 : "J'ai l'impression que c'est un tunnel sans fin. Des fois je pense voir le jour mais je me rends compte que la fin est encore loin".

Le bio, pour sortir de la crise

Alors que le prix du lait est toujours inférieur aux coûts de production, Rodolphe a entamé une conversion à l’agriculture biologique. Avec comme espoir in fine de doubler ses revenus. "Le 11 février 2017, leur lait sera officiellement bio et payé 450 €/mille litres au lieu de 280", note Le Journal de Saône-et-Loire.


Son fils semble en tout cas déterminé. "Ca fait déjà cinq ans qu'on se bat et je ne vais pas baisser les bras maintenant, ça serait dommage", assure-t-il tout sourire devant les caméras de TF1. Tous deux attendent une partie des aides de la PAC qu'ils auraient dû percevoir l'année dernière. Sans cet argent, l'exploitation reste sous la menace d'une liquidation judiciaire en 2017. 


Vous pouvez venir en aide à la famille Meunier via cette campagne de financement participatif KissKissBankBank

JT 13H – En Saône-et-Loire, la détresse d’une famille d’agriculteurs

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Le 13h

Plus d'articles

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques