La famille, valeur refuge

La famille, valeur refuge

SONDAGE - Une étude ING-Direct-TNS Sofres, publiée en exclusivité par metronews, révèle que les Français ont un nouveau rapport à l'argent depuis la crise. Ils préfèrent désormais miser sur la famille et leur foyer.

En période de crise financière, les Français revoient leurs priorités. C'est le constat de l'étude ING-Direct-TNS Sofres* sur les rapports des Français avec l'argent, publiée en exclusivité par Metro aujourd'hui. Ainsi, si le travail reste un bien précieux pour une grande partie d'entre eux, la famille et le foyer est une priorité pour 81% des sondés, au détriment des loisirs et de la satisfaction individuelle. "Avec la crise, les gens ont pris conscience que le monde pouvait être imprévisible et menaçant, ce qui les pousse à se recentrer sur la cellule familiale, considérée comme la plus fiable", explique Gérard Mermet, sociologue et président du cabinet d'études Francoscopie. Réussir sa vie de famille est ainsi désormais plus important qu'avoir un travail qui plaît (43% contre 26,4%).

La famille d'abord

D'ailleurs, les multiples projets des Français sont principalement tournés vers le foyer. En tête des priorités, la vie de famille (49,8%), suivie des biens, comme la maison, l'appartement ou la voiture (27%). Plus de deux tiers des Français comptent par ailleurs embellir leur intérieur ou équiper leur maison, tandis que 42% d'entre eux envisagent d'investir leur argent dans une fête de famille. « On s'est rendu compte combien il plus facile de rendre sa vie meilleure que de changer le monde, souligne le sociologue, c'est pourquoi on investit de plus en plus dans son foyer. On y importe même nos activités extérieures : on regarde des films sur le home cinéma, installe une bonne machine à espresso ou des appareils de sport... Le foyer devient une bulle de sécurité et de convivialité ».

Mais pour concrétiser ces projets, seul un Français sur cinq considère la banque comme un partenaire ou une solution. Victimes de leur mauvaise image depuis la crise, les banques n'ont en effet plus la confiance de leurs clients. Désormais, les Français exigent plus de clarté (87%) sur les tarifs bancaires et plus d'information pour gérer leur argent (75%). "La crise a mis au jour les grands scandales financiers, souligne Gérard Mermet. Il y a désormais une grande attente de transparence et d'honnêteté dans le rapport des Français à l'argent".

Parler d'argent, un tabou en France

Si 86% des sondés pensent qu'il ne devrait pas y avoir de tabou, ils sont presque autant à reconnaître que l'on a pourtant bien souvent du mal à parler d'argent (83%). Un phénomène qui s'accentue en temps de crise. Ainsi, s'il est facile de discuter des dépenses courantes, comme l'alimentation ou l'essence (86%), ça l'est beaucoup moins quand il s'agit d'évoquer ses placements financiers (34%). Depuis la crise, 20% d'entre eux en parlent de moins en moins. Et si les Français revendiquent une certaine liberté à parler de leur salaire, l'étude révèle que cela reste un sujet que l'on aborde seulement avec les proches.

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