L'Algérie veut devenir propriétaire de la Grande mosquée de Paris

L'Algérie veut devenir propriétaire de la Grande mosquée de Paris

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LIEU DE CULTE – L'Etat algérien a entamé officiellement les procédures d'appropriation de la Grande mosquée de Paris. L'Algérie peut légalement prétendre à sa propriété : elle finance l'association depuis plus de 15 ans. Le recteur de la mosquée dément toutefois l'information.

"Les procédures visant à faire de la mosquée de Paris une propriété de l'Etat algérien ont été entamées officiellement." Le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a affirmé devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale l'intention de son pays de devenir le propriétaire du premier lieu de culte musulman construit en France, a relayé la presse algérienne jeudi.

Une démarche conforme au droit français

Les procédures d'appropriation de la Grande mosquée de Paris, faites par l'ambassade d'Algérie à Paris, s'appuient sur une loi française édictant qu' "un pays étranger qui finance une association de droit français peut, passés 15 ans, prétendre à la propriété de cette entité, ce qui est le cas pour la Grande mosquée de Paris".

Construite en hommage aux dizaines de milliers de soldats musulmans morts pour la France pendant la première guerre mondiale, la Grande mosquée de Paris est gérée par la "Société des Habous" de droit français (loi 1901), également chargée de sa construction en 1917, précise le site du lieu de culte . Elle est présidée par le recteur de la mosquée Dalil Boubakeur. L'Etat algérien assure un financement de la Grande mosquée de Paris à hauteur de deux millions d'euros.

Le recteur de la mosquée dément

Dans un communiqué, le recteur de la Grande mosquée de Paris, le Franco-Algérien Dalil Boubakeur, a démenti cette procédure, soulignant que toutes les activités de sa mosquée "s'inscrivent dans le cadre de la loi française" et que "son statut n'a actuellement subi aucune modification".

Le recteur a toutefois fait état d'"un projet" qui "étudierait la perspective juridique d'une fondation franco-algérienne dont le but viserait à préserver le patrimoine des biens et lieux de culte de l'Algérie en France, mais aussi à développer des actions culturelles en direction de la communauté".

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