Les réactions se multiplient après le reportage de France 2 dans un café à Sevran

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MISOGYNIE - Mercredi 7 décembre, France 2 diffusait un reportage dans un bar de la ville de Sevran en Seine-Saint-Denis interdisant implicitement la présence de femmes. Deux jours plus tard, le document fait toujours réagir. La secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, Axelle Lemaire, dénonce une "discrimination à l’égard des femmes".

Depuis sa diffusion au JT de France 2 mercredi 7 décembre, un reportage ne cesse de faire réagir. Des journalistes avaient décidé de suivre deux militantes de la "Brigade des mères" soucieuses de faire respecter le droit des femmes dans les quartiers populaires. Grâce à une caméra cachée, les deux femmes se rendent dans un quartier dit "sensible" à Sevran, et plus précisément dans un café. Que des hommes à l’intérieur… les deux militantes se font immédiatement interpeller dès leur arrivée.


"Vous cherchez qui Madame ? Un Monsieur ?", "Le mieux c’est d’attendre dehors. Il y a que des mecs dans ce café", peut-on entendre dans la vidéo.

On est à Sevran, pas à Paris. C'est comme au Bled.Un client du bar

Interrogé sur la possibilité de prendre un verre avec une femme de sa famille, un des clients lève le voile sur les habitudes du lieu : "La cousine ? Elle reste chez elle. Dans ce café il n’y a pas de mixité (...) On est à Sevran, on n’est pas à Paris, on est dans le 93 c’est des mentalités différentes, c’est comme au bled."


Ressorties du café, les deux femmes mettent en avant un problème de culture, de tradition ou de religion. Dans la rue, en pleine interview, elles se font même intimider, "une pratique habituelle", concèdent-elles.

Axelle Lemaire souhaite la fermeture du bar si les faits sont avérés

Interrogée chez nos confrères de RTL ce vendredi matin, la Secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, Axelle Lemaire, a réagi avec véhémence à cette séquence en s’appuyant sur le Code pénal. "Ca existe en France, la preuve en a été apportée. La jouissance des droits et libertés doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques".

Axelle Lemaire s’est enfin désolée de cette "discrimination à l’égard des femmes". "Ce sont des pratiques intolérables et qui ne peuvent pas être tolérées", suggérant même la fermeture du bar "si les faits sont avérés".


Sur les réseaux sociaux aussi, le reportage a aussi fait réagir :

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