Marion Cotillard et sa vision démodée du féminisme

Marion Cotillard et sa vision démodée du féminisme

OLD – Interviewée par le magazine "Porter", l’actrice Marion Cotillard a livré sa définition du féminisme, qui selon elle "sépare les hommes et les femmes". Gare aux clichés, Marion...

Après Lou Doillon et Bérénice Béjo, c’est au tour de Marion Cotillard d’étaler dans les journaux sa vision complètement surannée du féminisme. Interviewée par le magazine Porter à l’occasion de la sortie de son dernier film "Lady Macbeth", notre Marion nationale est amenée à s’interroger sur les quotas dans le cinéma.

Et la célèbre interprète de "La Môme" de déclarer : "Faire des films, ce n’est pas une question de genre. On ne peut pas demander au président d’un festival de cinéma comme celui de Cannes de choisir, disons, cinq films réalisés par des femmes et cinq par des hommes". Pour préciser sa pensée, la chérie française d’Hollywood croit bon d’ajouter que le féminisme, c'est non merci, très peu pour elle.

"Il faut se battre pour les droits des femmes, mais..."

"Je ne me considère pas comme une féministe. Il faut se battre pour les droits des femmes, mais je ne veux pas que cela sépare les hommes et les femmes" déclare-t-elle. Une sortie qui n’est pas pour apaiser le vif débat sur la définition même du mot "féminisme", quelques mois après la publication du dossier controversé du mensuel polémiste Causeur, consacré à "la terreur féministe".

Car probablement sans le savoir, Marion Cotillard fait le jeu de ces polémistes, menés par l’essayiste Elisabeth Levy, qui s’emploient avec beaucoup de bonne volonté et de délicatesse à décrire la féministe d’aujourd’hui comme une "pouffiasse" menant "un combat déjà gagné". Rappelons tout de même que selon le dictionnaire Larousse , le terme "féminisme" signifie simplement "un mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société". Ne t’en déplaise, Marion, il ne s’agit pas forcément de jouer les méchantes hystériques envers ces messieurs. Allez, sans rancune, on t’aime quand-même.

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