Quimper : finalement, le petit Fañch peut continuer de porter son prénom breton

Quimper : finalement, le petit Fañch peut continuer de porter son prénom breton

NAISSANCE - Les services de l'Etat civil de Quimper avaient refusé à un couple de parents que leur enfant s'appelle Fañch, un prénom d'origine bretonne, en raison du tilde (le signe au-dessus du "n"). Mais la mairie a finalement changé d'avis.

L'histoire se termine bien. Jean-Christophe et Lydia Benard, à qui les services de l'Etat civil de Quimper avaient refusé que leur enfant s'appelle Fañch, ont finalement obtenu gain de cause. Leur cause était pourtant loin d'être gagnée.


Il est un peu moins de 3h du matin jeudi dernier lorsque leur petit garçon naît à l'hôpital de Rosporden (Finistère). Ils ont décidé de l'appeler Fañch. Mais vendredi matin, le couperet tombe : l'Etat civil refuse l'inscription de ce prénom d'origine bretonne. En cause ? Un accent : il ne serait plus autorisé d'utiliser le tilde depuis une circulaire du 23 juillet 2014.


Pour les parents du nouveau-né, c'est la douche froide. "Il nous paraît assez incroyable qu’en 2017, nous puissions subir encore une telle discrimination en Bretagne et que nous n’ayons pas la possibilité de choisir pour nos enfants un prénom breton", regrettait dimanche le jeune papa dans les colonnes du Télégramme.

Peut-être qu’on le prénommera Fanch-TildeJean-Christophe Bernard

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Face à l'opposition de la justice, le couple s'était presque résolu, à contre-coeur, à supprimer le tilde sur le "ñ". "On n’a pas envie de changer car c’est comme cela que Fañch s’écrit", déplorait Jean-Christophe. Mais la loi, c’est la loi, alors peut-être qu’on le prénommera Fanch-Tilde".


Mais l'affaire a pris de telles proportions que la mairie de Quimper a été forcée de revoir sa position. Dans un communiqué de presse relayé par France 3, elle affirme qu'il n'y a "aucune raison, qu’elle soit juridique ou humaine, pour que Fañch soit privé du tilde qui orne son prénom. Ce n’est ni accessoire, ni anodin".


Dimanche, une dizaine de personnes s'étaient rassemblées au domicile du couple en soutien. Une chose est sûre, les Bretons sont attachés à leur culture.

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