Sans FO ni la CFDT, la CGT a mobilisé (presque) autant qu'en 2016 contre la loi El Khomri

COMPARAISON - En déplacement dans les Antilles françaises, Emmanuel Macron a fait face, ce mardi en métropole, à la première mobilisation sociale contre la réforme par ordonnances du code du travail. Un an après la grogne contre la loi El Khomri, les manifestants étaient au rendez-vous malgré des syndicats divisés.

C’est le premier mouvement social sous la présidence Macron. Ce mardi, les manifestations contre la réforme du code du travail ont touché plusieurs grandes villes. Selon la CGT,  grand initiateur du mouvement, il y a eu 400.000 manifestants dans tout le pays. Un chiffre relativisé par la police, qui en a compté 223.000.

Sans les autres syndicats, la CGT mobilise autant qu'en 2016

Si FO ne s'associait pas à cette journée de mobilisation, une partie de ses militants ont tout de même décidé de défiler, ce mardi. C'était aussi le cas pour certaines sections de la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et l'UNSA. Ces syndicats qui n'ont pas souhaité participer au mouvement social de mardi, préférant que "le rapport de force ne soit pas exercé dans la rue mais dans les coulisses" d'après Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière aux positions assez mal acceptées par sa base.

La CGT, la FSU, Solidaires et l'Unef ont appelés eux à protester contre le nouveau texte qu'ils qualifient de "loi Travail XXL", en référence à la loi El Khomri, passée au moyen du 49-3 par Manuel Valls, et qui avait soulevé les foules pendant plusieurs mois à la fin de l'hiver et au printemps 2016. Pour Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, cette première journée de grève est "réussie" avec plus de 400.000 manifestants au niveau national et ce, juste après les élections présidentielles et le retour des vacances.

Une première mobilisation similaire à celle de 2016

Difficile de lui donner tort car, tout en étant le seul "grand syndicat" à appeler à la manifestation, la CGT est parvenue à réunir un nombre de manifestants comparables à celui de A Paris, la préfecture a évoqué un chiffre de 24.000 manifestants ce mardi, contre 60.000 selon la CGT. Pour sa première mobilisation en mars 2016 contre la "loi Travail", la police avait dénombré près de 30.000 manifestants alors que la CGT en dénombrait 100.000.


A Marseille, où défilait Jean-Luc Mélenchon, la CGT assure que 60.000 personnes ont défilé alors que la police en revendiquait seulement 7500. Un écart certes extravagant, mais qui souligne tout de même une amplification depuis la première manifestation de 2016, où 5000 manifestants s'était mobilisés sur le Vieux-Port selon la préfecture des Bouches-du-Rhône.


Enfin au niveau national, la première grogne sociale contre la loi El Khomri de mars dernier, avait réuni près de 450.000 personnes selon les syndicats contre 224.000 selon la police. Le mouvement avait duré près de quatre mois. Ces chiffres comparables ne signifient pas que le mouvement anti-ordonnances sera couronné du même succès. Réponse le 21 septembre, veille de la présentation du projet en Conseil des ministres, où une autre journée de mobilisation est prévue, toujours à l'appel de la CGT et ce, deux jours avant la manifestation de La France insoumise. 

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