Sauvé des eaux, que va devenir le Modern Express ?

Sauvé des eaux, que va devenir le Modern Express ?

SAUVETAGE - L'opération de la "dernière chance" pour remorquer le cargo Modern Express, à la dérive depuis sept jours dans le golfe de Gascogne, est "un succès". Le bateau est désormais tracté en direction du port de Bilbao en Espagne.

L'opération de remorquage est une réussite. Actuellement à 65 km des côtes des Landes, le Modern Express, cargo de 164 mètres dont le sauvetage en mer tient son monde en haleine depuis plusieurs jours, est tracté par le Centaurus, un remorqueur espagnol qui "a réussi à le pivoter, à lui mettre le nez vers le large". "Le convoi fait actuellement route vers l'ouest à 3 noeuds" (5,5 km/h), a précisé le capitaine de frégate Louis-Xavier Renaux, porte-parole de la préfecture maritime Atlantique.

Bilbao, futur "port d'accueil" du cargo

Le bateau, qui ne perd pas de gazole, est tracté vers un "port refuge" probablement dans "les zones espagnoles", a précisé son porte-parole. Si l’opération continue de bien se dérouler, le bateau devra être immobilisé dans une zone calme, abritée du vent, où il pourra être redressé. Il est actuellement incliné à 40-50 degrés. Les autorités espagnoles ont accepté que le cargo soit remorqué vers le port de Bilbao au Pays basque espagnol. Le convoi pourrait atteindre ce "port de refuge" mercredi matin, d'après la préfecture.

Selon Le Monde, les critères sont à la fois techniques et financiers pour accueillir les bateaux en détresse. Le cargo à l’abri et bien amarré, il s’agira de le redresser en rééquilibrant ses eaux de ballast. Si cette solution ne fonctionne pas, il faudra soulager le navire de sa cargaison grâce à une grue flottante. Une opération qui nécessitera donc une infrastructure industrielle.

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Des plans anti-pollution prévus localement

Pour l'heure, le but est surtout d'éloigner le cargo des côtes pour "se donner de la marge", a souligné le porte-parole. Selon la préfecture, la remorque pouvait "casser", notamment en raison de la houle qui restait importante avec des creux de 2,50 à 3 mètres, ainsi qu'en raison de la force de traction. La préfecture maritime a néanmoins précisé qu'il n'y a plus de risque d'échouage en France. 

Même si la menace semblait s'éloigner, les communes du littoral landais restent en alerte.  "Le plan Polmar a déterminé les points sensibles sur le plan écologique" où des "barrages et filets" ont été posés dans l'après-midi, a indiqué la préfète des Landes, Nathalie Marthien.

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