Sept à Huit - L'incroyable courage de Julie, 20 ans, grande brûlée

VIVRE - Julie, 20 ans, a traversé bien plus d'épreuves que la moyenne des jeunes femmes de son âge. Brûlée sur près de la moitié du corps à la suite d'un malencontreux concours de circonstances alors qu'elle n'était que lycéenne, Julie souhaite, aujourd'hui, assumer son corps et profiter de la vie. Pour Sept à Huit, elle revient sur son parcours, ses espoirs, ses rêves.

La vie de Julie Bourges, 20 ans, a basculé le 12 février 2013. Alors lycéenne, la jeune femme est grièvement brûlée après avoir participé à un un carnaval organisé par son établissement scolaire. Meurtrie par les flammes sur près de la moitié du corps la jeune femme a traversé l'enfer. Mais, aujourd'hui, c'est la tête haute et le sourire aux lèvres que Julie se confie. 


"Le matin de l'accident j'étais encore une petite blonde aux cheveux longs (...) je savais que je plaisais et j'aimais plaire !", se rappelle-t-elle. Ce jour-là, la jeune fille, carnaval oblige, porte un costume de mouton, tout en coton. "Il était très beau", précise-t-elle encore. La journée se déroule normalement et Julie, accompagnée de sa meilleure amie, décide de fumer une dernière cigarette avant de rentrer. "Je fume ma cigarette, elle fume la sienne, explique-t-elle devant les caméras de 7 à 8, jusqu'à ce qu'elle me dise 'mais tu prends feu !'. Je ne m'étais rendue compte de rien, absolument de rien". En panique, Julie a alors un mauvais réflexe : elle se met à courir, ce qui attise les flammes. Une voisine finira par entendre les cris et éteindra le feu à l’aide d’un tuyau d’arrosage. "Quand j’arrive à l’hôpital, explique la victime, ils décident de me plonger dans un coma artificiel". Julie passera alors trois mois entre la vie et la mort.

Je prends conscience de la gravité de l’accident quand on me met un miroir devant la têteJulie

De nombreuses greffes, scéances de rééducation et larmes plus tard, le moment redouté où les bandages sont retirés arrive. Julie prend alors la pleine mesure de ses blessures : "Je me suis dit que je ne pourrais plus jamais mettre de robes, de shorts, c'était terminé (...) Je prends conscience de la gravité de l’accident quand on me met un miroir devant la tête. Je suis bandée de la tête aux pieds (…) les médecins ont dû me raser la tête pour pouvoir prendre de la peau du crâne et faire des greffes"


Mais la jeune femme a de la ressource : elle ne peut plus marcher sur ses pieds ? Qu’importe, gymnaste, elle se déplacera sur ses mains ! S’ouvre désormais devant elle un long chemin, celui de la convalescence. Julie a du mal à apprécier la vie après cet accident qu’elle considère comme "une injustice". "Pour sourire à nouveau, il m’a fallu quelques mois", confie-t-elle. 


Aujourd’hui, Julie veut vivre et, surtout, assumer son corps. Dans sa démarche, Julie est soutenue par les 35.000 personnes qui suivent son compte Instagram, Douzefévrier, où elle a pris l’habitude de raconter son histoire, en photos. "J’ai l’ai créé pour aider les autres, nous dit-elle, alors qu’au final c’est moi qui l’aide ! Je n’ai jamais eu un retour négatif. Depuis que je poste quotidiennement, j’ai l’impression que les gens me regardent moins car j’ai redressé la tête".  Une communauté admirative de son courage qui l’aide, chaque jour, à se reconstruire un peu plus et à retrouver le goût de vivre. 

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