Terrorisme : 600 mineurs signalés comme radicalisés en France, selon Urvoas

Terrorisme : 600 mineurs signalés comme radicalisés en France, selon Urvoas

TERRORISME - Interrogé ce vendredi sur une information du "Figaro" avançant que 2000 mineurs auraient été signalés comme radicalisés, le garde des Sceaux a démenti ces chiffres et indiqué que "les services de la protection judiciaire de la jeunesse" suivent 600 jeunes.

Ils sont de plus en plus nombreux à se laisser endoctriner par les recruteurs de Daech. Selon Le Figaro, "1954 mineurs" ont été signalés comme radicalisés en France. Parmi eux, "37 ont été mis en examen dans le cadre de procédures judiciaires liées au terrorisme". "Dix-sept" seraient morts dans les rangs du groupe État islamique, en Irak ou en Syrie. 


Des chiffres que le Garde des Sceaux juge trop élevés. Interrogé sur le sujet ce vendredi matin sur France 2, Jean-Jacques Urvoas a en effet indiqué que "les services de la protection judiciaire de la jeunesse" suivaient "600 adolescents" sur lesquels le gouvernement a "des signes de radicalisation, dont quelque 150 ont été signalés par leurs parents". 


Les adolescents sont une cible de choix pour le groupe terroriste, qui peut modeler plus facilement des adolescents en mal d’identité, que des adultes. "Souvent en situation d'échec scolaire et de rupture familiale liée au divorce des parents, ces jeunes déséquilibrés sont d'abord abordés dans la rue par un copain de copain qui, plein de fausse empathie, leur donne le hashtag de la chaîne cryptée Telegram de sergents recruteurs de Daech installés en Syrie mais aussi en France", explique au Figaro, un haut responsable de la lutte antiterroriste. "Une fois en lien sécurisé et sous l'emprise mentale de gourous (…)  ils sont pilonnés par une centaine de messages par jour". 

La communication de Daech en perte de vitesse

La tendance peut-elle s’inverser ? Car si la radicalisation des mineurs a bondi ces derniers mois, force est de constater que la communication du groupe terroriste, notamment sur les réseaux sociaux, est en train de s’essouffler. "Depuis quelques mois, on note que Daech est de moins en moins présent sur Twitter. La phase d'euphorie est clairement passée", a expliqué le spécialiste du djihadiste, David Thomson, au Figaro. Depuis la promulgation de la loi Urvoas qui consiste à punir les internautes trop présents sur des sites faisant l’apologie du terrorisme, les partisans français sont méfiants. Certes, moins présent sur Facebook et Twitter, Daech continue cependant de recruter via Telegram, une application de messagerie cryptée. 

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