VIDÉO - Cambadélis accuse le FN de manipuler les policiers en colère

COLERE DES POLICIERS - Pour le premier secrétaire du PS, l'ombre du Front national plane sur le mouvement de protestation des policiers, qui manifestent chaque soir depuis ce dimanche. De son côté, le parti de Marine Le Pen se défend de toute implication.

Alors que le vote FN s'enracine chez les policiers et les gendarmes, le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé mercredi 19 octobre la "patte" du Front national dans les manifestations de policiers, qu'il a qualifiées de "hors la loi". "Le Front national aujourd'hui se camoufle dans la situation politique", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, lors d'un point-presse au siège du PS à Paris. "Il n'intervient quasiment sur rien, même si nous avons vu sa patte dans les manifestations hors la loi qui se sont déroulées avec les forces de l'ordre hier", a-t-il poursuivi. 


Épinglant également le député (LR) des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui a "pris partie" pour les policiers, Jean-Christophe Cambadélis a dirigé ses attaques vers Marine Le Pen, qui "manie tout à la fois la banalisation et l'excitation." Se référant au cortège de voitures de police qui a défilé dans la nuit de ce lundi à mardi "en haut des Champs-Elysées", Jean-Christophe Cambadélis s'est dit "pour le moins surpris" de voir "des policiers chargés de faire respecter l'ordre, être eux-mêmes facteurs de désordre". 

Du soutien, pas d'intervention, répond le FN

"Pas de 'patte' mais un soutien sans faille, face à un pouvoir qui a manifestement de la haine pour la police", a répliqué Florian Philippot, bras droit de Marine Le Pen, sur Twitter.

Michel Thooris, membre du Comité central du Front national et secrétaire général du syndicat "France police" (0,95% des voix aux dernières élections professionnelles pour les personnels civils du ministère de l'Intérieur en 2014), a vu lui des "manifestations spontanées ou improvisées, marquées par un rejet de l'establishment, des syndicats majoritaires et des politiques". "Il ne faut pas y voir la patte de qui que ce soit", d'après celui qui conseillait Marine Le Pen en 2012 sur les questions de sécurité, mais "un malaise fort au sein de l'institution".


Un autre dirigeant FN a "démenti" toute intervention du FN sur le sujet. Les policiers "ont un tel niveau de sympathie à notre égard que ça peut être perçu comme tel", a-t-il ajouté. Un bon connaisseur de ces questions au sein du Front national s'est dit "ravi d'avoir certains de nos militants qui participent au mouvement", mais a nié toute organisation par le FN : "On ne veut surtout pas donner l'impression d'une récupération du mouvement".

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