La qualif' en poche mais des Bleus toujours en quête d'identité de (beau) jeu

DirectLCI
Y A DU BOULOT - Forts de leur qualification pour la Coupe du monde, décrochée après une nouvelle victoire poussive contre la Biélorussie ce mardi (2-1), les Bleus ont tous reconnus que l'équipe de France allait devoir hausser son niveau de jeu dans un futur proche. Sous peine de passer rapidement à la trappe au Mondial l'été prochain en Russie.

"Le travail a été fait". Dans un Stade de France comble, l'équipe de France a assuré l'essentiel mardi face à la Biélorussie (2-1), à savoir la qualification pour la Coupe du monde 2018. Malgré les accrocs en Suède (2-1) en juin ou contre le Luxembourg début septembre (0-0), les Bleus ont évité l'angoisse des barrages. En revanche, en termes de qualité de jeu, ils nous ont laissés sur notre faim. Aucune identité réelle n'est ressortie. D'ici le tournoi l'été prochain, la bande à Deschamps va devoir progresser pour afficher un visage plus séduisant en Russie. 

Je ne suis pas borgne ou aveugleDidier DESCHAMPS

Et jouer mieux, ce sera l'une des clés si la France veut bien figurer au Mondial. Fier du devoir accompli, Didier Deschamps a reconnu qu'il s'agit d'un chantier d'envergure pour lui et ses Bleus. "Je retiens que l'objectif est atteint mais que nous n'avons pas non plus une maîtrise suffisante dans la durée. Je ne suis pas borgne ou aveugle, a-t-il lâché après la rencontre, en conférence de presse. J'ai bien conscience qu'on doit mieux maîtriser certaines situations." Et éviter par la même occasion de revivre des passages à vide, à l'instar de ce qu'a vécu son équipe lors de la seconde période insipide contre les Biélorusses. 

En vidéo

Antoine Griezmann : "Tout faire pour bien préparer la Coupe du monde"

Des paroles fortes soutenues par ses joueurs, conscients eux aussi que le beau jeu n'a pas souvent été au rendez-vous tout au long de ces éliminatoires à la Coupe du monde. "On va en Russie ce qui était l'objectif depuis le début, on est très content, a commenté Antoine Griezmann au micro de TF1 au coup de sifflet final. Il faudra bien préparer cette belle histoire, cette Coupe du monde. On aura à cœur d'aller là-bas et faire quelque chose de grand. Il faudra travailler offensivement, défensivement, et tout mettre de notre côté pour être prêt."  

Il faut nous laisser du tempsCorentin TOLISSO

Au regard de la tâche immense qui se présente à eux, les Bleus vont devoir se retrousser les manches pendant les huit mois qui les séparent du Mondial. "Il faudra regarder ce qui n'a pas marché. Nous n'avons pas eu d'occasions, on n'a pas su maîtriser, a avancé Corentin Tolisso, en zone mixte (lieu d'échange entre les joueurs et la presse, ndlr). C'est dans ce domaine-là qu'il faudra progresser pour aller loin en Coupe du monde. Il reste du temps." Du "temps", un élément de langage repris dans la foulée par plusieurs de ses coéquipiers. 

En vidéo

Blaise Matuidi : "Une campagne de qualification difficile"

"On a le temps pour (progresser, ndlr), les matches amicaux sont là pour ça, c'est à nous de bien progresser pour arriver là-bas  et être prêts", a poursuivi Kylian Mbappé. "On sait qu'on peut faire mieux dans le jeu (...) On aura le temps de travailler les aspects tactiques et techniques", a ajouté Blaise Matuidi. Du temps, oui... à condition d'en trouver et d'en faire bon usage. 


Car au fil des matches, le manque criant de vécu commun de certains joueurs s'est révélé au grand jour. D'où la différence notable entre le potentiel du collectif sur la feuille de match et son rendu sur le terrain. "Il y a eu beaucoup de nouveaux joueurs depuis septembre ou même mars, a surenchéri Tolisso. Il faut nous laisser du temps et on en a avant la Coupe du monde." Aux joueurs de faire le premiers pas pour donner, enfin, une identité de jeu à cette équipe de France. 

Plus d'articles

Sur le même sujet