JO 2024 : il y a 100 ans Paris organisait les Jeux, que reste-t-il des sites olympiques depuis ?

JO 2024 : il y a 100 ans Paris organisait les Jeux, que reste-t-il des sites olympiques depuis ?

ARCHIVES - En 1924, Paris organisait ses premiers Jeux olympiques. Près de 100 ans après, la ville s’apprête à accueillir la 33ème édition. Une occasion de faire un saut dans le passé pour redécouvrir les installations de l’époque, toujours utilisées de nos jours.

1924-2024, l’Histoire se répète. Paris est sur le point d’être nommée officiellement, ce mercredi, ville hôte des Jeux olympiques 2024. Près de 100 ans plus tôt, la ville accueillait les huitièmes JO. Loin des 6,6 milliards d’euros d’investissements prévus pour cette nouvelle édition, les Jeux de l’époque avaient toutefois fière allure. Mais que reste-t-il aujourd’hui de ces installations sportives ? Tour d’horizon.

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Le stade olympique de Colombes

À l’époque, deux grands équipements avaient été bâtis pour accueillir l’événement : le stade olympique de Colombes et la piscine des Tourelles. Le premier, une enceinte de 45.000 places à l'époque, a accueilli les cérémonies d’ouverture et de clôture, ainsi que les épreuves d’équitation, de football et de gymnastique.


Rebaptisé quatre ans plus tard Yves-du-Manoir et agrandi depuis (60.000 places), le stade a servi à d’autres occasions, la Coupe de Monde 1938, le championnat d’Europe d’athlétisme. En 1993, plusieurs tribunes ont été détruites parce qu’elles ne répondaient plus aux normes. Mais c’est sans compter sur le Racing 92 qui réussit à faire revenir les spectateurs. Le club du Top 14 va financer quelques rénovations. Aujourd’hui, le stade peut accueillir 14.000 places. De quoi lui permettre, pourquoi pas, de reprendre du service en 2024 pour les épreuves de hockey sur gazon.

La piscine des Tourelles

Autre grand chantier entrepris par la ville de Paris à l'époque, celui de la piscine des Tourelles, installée dans le XXe arrondissement de Paris et rebaptisée Georges Vallerey, en hommage au champion de natation français. Le bassin olympique a été le théâtre d’un record, celui du nageur américain, Johnny Weissmuller, qui s’est imposé au 400 m nage libre en moins d’une minute. 


Rénové en 1989, l’établissement est aujourd’hui ouvert au public et accueille chaque saison jusqu’à 1.500 spectateurs pour des meetings ou championnats régionaux de la Fédération française de natation.

Le fronton Chiquito de Cambo

Autre sport alors représenté pour cette édition 1924, la pelote basque. Seules les équipes de France et d'Espagne étaient en compétition. Et pour l'occasion, un complexe a été construit en plein air dans le XVIe arrondissement de Paris. Aujourd'hui, le fronton est toujours debout et sert de terrain de jeu au club boulonnais de Paris Euskal Pilota. Il a été rebaptisé Chiquito de Cambo, surnom donné à Joseph Apesteguy, un grand champion disparu dans les années 1950. 

Le vélodrome de la Cipale

Renommé Jacques-Anquetil, ce vélodrome est situé dans le Bois de Vincennes à Paris. L'enceinte a accueilli les Jeux olympiques de 1900 puis pour ceux de 1924. En place depuis près de 120 ans, le vélodrome a subi quelques rénovations entre 2012 et 2015, mais elle n'est cependant plus aux normes. 


Aujourd'hui, le Vélo-Club des Vétérans Parisiens déambule sur cette piste réalisée en béton armé continu sans joint. La seule au monde. À son centre, un terrain de rugby a été dessiné. Il accueille les rencontres de rugby du Paris Université Club. 

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