VIDÉO - Décathlon : qui est Kevin Mayer, alias "Kéké la braise", la nouvelle star de l'athlétisme français ?

A STAR IS BORN - A 25 ans, Kevin Mayer n'a pas déçu les espoirs d'une seconde médaille d'or pour la France dans ces mondiaux d'athlétisme de Londres. Sacré champion du monde du décathlon, ce samedi, LCI vous dévoile les petits secrets de celui qui souhaitait devenir ingénieur physique.

Il l'a fait ! Ce samedi 12 août à Londres, Kevin Mayer est devenu champion du monde du décathlon. Le Français, déjà vice-champion olympique, a été sacré en terminant les dix épreuves réparties sur deux jours, avec un total de 8.768 points, à quelques unités de son record de France (8.834).


Depuis le début des mondiaux de Londres le 4 août, Kevin Mayer brille. Tant par son talent que par son physique avantageux. Agé de 25 ans, l’athlète à la chevelure d’or, aux yeux bleus et au corps parfaitement sculpté est le grand favori du décathlon, ce sport comprenant quatre courses (100 m, 400 m, 110 m haies et 1 500 m), trois sauts (longueur, hauteur et perche) et trois lancers (poids, disque et javelot).


Né à Argenteuil, Kevin, alias "Kéké la braise", a le sport dans la peau depuis l’enfance. Fils d’un éducateur sportif et d’une professeure d’EPS, il a tout essayé, confie-t-il à Libération. "La natation, le handball, le tennis…" Pourtant, rien ne lui plaît vraiment, explique-t-il. Il s’ennuie. Finalement, Kevin trouve son bonheur dans la variété du décathlon. "Au moins, je pouvais travailler une épreuve différente chaque jour."

Un champion "impulsif"

Décrit comme très "impulsif" par son entraîneur, Bertrand Valcin, le spécialiste des épreuves combinées dit tirer sa réussite d’une absence de limites, qu’il se fixe lui-même. En 2009, à 17 ans, il est  sacré champion du monde cadet d'octathlon à Bressanone, en Italie. Un an plus tard, il est champion du monde junior de décathlon, à Moncton, au Canada. Il décroche sa première médaille internationale en salle chez les seniors en 2013, donc en heptathlon, devenant vice-champion d'Europe à Göteborg, en Suède. Il améliore alors tous les records personnels dans les épreuves de cet exercice si exigeant.


 Aux JO de Rio en 2016, il est sacré vice-champion olympique, à quelques longueurs de la légende Ashton Eaton et bat le record de France, en cumulant 8834. Face à cette carrière aussi riche, Kevin, qui avait commencé des études d’ingénieur après son bac S, a mis sa formation entre parenthèses. Il souhaitait devenir ingénieur physique.

En quête de tranquillité

En couple depuis les JO de Rio, l’Apollon du décathlon partage son temps libre entre sa copine, la dégustation de Nutella et hamburgers - ses péchés mignons -, et le tournage de publicités pour le moins… particulières. En 2012, Kevin Mayer faisait partie du casting d’une campagne de publicité pour une marque de sous-vêtements. Il y apparaissait dans son plus simple appareil aux côtés de Renaud Lavillenie, Romain Barras et Martial Mbandjock.

La plastique d'athlète complet de Kevin Mayer et sa médiatisation accrue, depuis sa médaille d'argent à Rio, si elles lui ont ouvert les portes de contrats intéressants, ont également charrié leur lot de sollicitations pas forcément voulue. Ça tombe mal, lui qui chérit sa tranquillité. Celui dont les vacances à Lacanau l'ont longtemps fait passer pour un surfeur n'a plus ce souci-là, racontait-il au JDD : "On me prend bien pour un décathlonien médaillé. C'est mieux, mais lourd à gérer, à force. Et très gênant pour la personne avec qui on est." Voilà qui ne devrait pas s'arranger avec un nouveau titre mondial.

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