Les 24 Heures du Mans : Porsche remporte la 85e édition, Jackie Chan et Michel Vaillant sur le podium

HALETANT - Au terme d'une course à rebondissements, la Porsche de Bernhard, Bamber et Hartley a remporté dimanche la 85e édition des 24 Heures du Mans. Reléguée à 19 tours des leaders samedi soir, la N.2 du constructeur allemand a coiffé au poteau les Oreca LMP2, la N.38 du Jackie Chan DC Racing et la N.13 de Vaillante Rebellion.

À chaque édition des 24 Heures du Mans, son scénario haletant et époustouflant. Un an après le fiasco de Toyota, qui avait perdu la célèbre course d'endurance à un tour de l'arrivée, laissant Porsche s'envoler jusqu'à la victoire finale, la magie entourant le circuit de la Sarthe a de nouveau opéré ce week-end. Et comme l'an passé, c'est l'écurie allemande qui a profité des malheurs du constructeur japonais pour s'imposer pour la troisième année d'affilée après 2015 et 2016. Son 19e succès dans l'histoire de la mythique épreuve sarthoise.

La malédiction poursuit Toyota

Cette année, alors que Toyota semblait pourtant sur la voie royale en début de nuit pour briser le sort, la malédiction l'a encore rattrapé. Tout s'est écroulé en l'espace d'une demi-heure, la N.7 (Sarrazin-Conway-Kobayashi) et la N.9 (Lapierre-Lopez-Kunimoto) contraintes tour à tour de quitter le circuit du Mans. La première LMP1 à cause d'un problème embrayage-boîte de vitesses, la seconde suite à un accrochage avec une LMP2. Arrêtée pendant près de deux heures durant la nuit à cause d'un problème moteur, la dernière Toyota en lice, la N.8 de la triplette Buemi-Davidson-Nakajima, a échoué loin du podium. 

Pendant que les déboires s'accumulaient chez son adversaire japonais, la situation n'était guère plus réjouissante du côté de Porsche. Retardée à cause d'un souci de traction avant, lui faisant perdre une heure au stand, la 919 N.2 est repartie en piste samedi à 19h35 au fond du classement, 56e à 19 tours des leaders. 


Mais certains l'oublient, les 24 Heures du Mans n'est pas une épreuve de sprint, mais bien une course d'endurance. La Porsche de Brendan-Bamber-Bernhard a ainsi refait surface dimanche matin après l'abandon de sa soeur jumelle, la N.1 de Jani-Lotterer-Tandy, en tête depuis les soucis nocturnes des Toyota. 

Jackie Chan et Michel Vaillant sur le podium

Elle n'a finalement pris la tête de la course à 67 minutes de l'arrivée, après avoir longtemps lutté avec une LMP2, l'Oreca-Gibson N.38 du Jackie Chan DC Racing pilotée par Thomas Laurent, un Français de 19 ans, plus jeune participant de cette édition. Mais avec seulement deux tours d'avance sur la Porsche N.2, et une dizaine de secondes perdues au tour, le "rush-hour" de la propriété de l'acteur de film d'action était indubitablement vouée à l'échec.


Derrière, la Vaillante Rebellion est loin d'avoir fait de la figuration sur le circuit du Mans. L'Oreca-Gibson N.13 de Piquet-Heinemer-Beche, clin d'œil aux célèbres bandes dessinées Michel Vaillant créées par Jean Graton en 1959, a terminé à quatre tours de la voiture de tête. Preuve qu'au Mans, plus que jamais, rien n'est jamais écrit d'avance.

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