Tour de France : que font les coureurs pendant la journée de repos au Puy-en-Velay ?

PAUSE - Après 15 étapes, et un passage dans les Pyrénées qui a livré quelques précieux enseignements sur les forces en présence, le peloton fait relâche ce lundi au Puy-en-Velay. Une journée de repos bienvenue pour recharger les batteries et entamer la dernière semaine avant l'arrivée sur les Champs-Élysées.

La nature n'aime pas beaucoup le vide. Le sport de haut niveau non plus. Les Pyrénées désormais loin derrière, le peloton des 175 rescapés doit déjà se préparer pour la troisième et ultime semaine de ce parcours 2017. 


Mais avant notamment d'attaquer les Alpes, les coureurs profitent de leur deuxième journée de repos salvatrice, alors que la fatigue se fait plus que jamais ressentir. Christopher Froome, Romain Bardet et Fabio Aru ne vont pas faire beaucoup de tourisme pour autant, tout occupés qu'ils seront à... rouler. Car même pendant les jours de repos, les équipes sortent pour "une promenade" qui ressemble plus à "une demi-étape". Soit au moins 80 kms.

Poulidor n'aimait pas les jours off

"On ne se repose pas vraiment pendant les jours de relâche, expliquait en 2015 à metronews (ndlr : devenu LCI) Bert Scheirlinckx, ancien coureur belge. Il y a les petits bobos à soigner et puis on continue de pédaler. Moi, ça m'arrivait de partir pendant deux ou trois heures. Ça permet de garder le rythme." Un "repos actif", donc, comme on l'appelle dans le peloton. Par groupes ou en équipe complète, les coureurs vont donc remonter sur les selles, pour une virée à bonne allure, histoire de ne pas perdre le rythme.


Une nécessité juge Raymond Poulidor, cycliste de 1960 à 1977, qui, au début de sa carrière, a connu l'époque des Grandes Boucles sans ces fameux jours off. "Moi je n'aimais pas beaucoup ces coupures, nous explique "Poupou". Ça me faisait complètement sortir de la course." Selon l'ancien coureur, aujourd'hui âgé de 81 ans, c'est même à cause d'une de ces journées sans étape que le Tour 1974 lui a échappé... 


Savoir gérer ces temps morts imposés a donc de l'importance. Un jeu d'équilibriste en fait, entre la tentation de fuir la pression de ce Tour de France 2017 et le risque d'en sortir totalement. De toute façon, la Grande Boucle se chargera de rappeler à l'ordre les coureurs "déconnectés" dès mercredi avec l'ascension du Galibier.

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